CPE : le nouveau texte pas avant mai

le 04 avril 2006 à 12h16 , mis à jour le 04 avril 2006 à 23h53

L'Assemblée pourrait discuter de la proposition de loi sur le CPE la première semaine de mai. Le patron des députés UMP ne veut pas "de contrainte de temps". Il recevra les syndicats dès mercredi et compte "tourner la page d'incompréhension".

Assemblée nationale Jean-François Copé vote plafonnement impôt © lci

Cela durera ce que cela durera ". Contrairement à Jean-Louis Debré qui réclamait une discussion dans les dix jours, Bernard Accoyer a expliqué mardi matin sur Europe 1 que le dépôt de la proposition de loi pour modifier le CPE n'interviendrait "vraisemblablement" pas avant début mai. "Compte tenu des circonstances, le gouvernement n'a pas fixé l'ordre du jour pour la première semaine de mai", a déclaré une source, à la sortie de la conférence des présidents de groupe UMP. Conscient des difficultés pour renouer le dialogue avec les syndicats, Bernard Accoyer a affirmé qu' "une contrainte de temps serait de nature à restreindre la qualité des échanges (...) ".

La semaine du 10 au 14 avril, les députés examineront un projet de loi sur la gestion des matières et des déchets radioactifs. L'Assemblée nationale suspendra ensuite ses travaux pour les deux dernières semaines d'avril en raison des vacances de Pâques. Compte-tenu de ce calendrier, la discussion sur le CPE ne devrait donc pas intervenir avant début mai.

Sans Borloo, ni Larcher

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Sans perdre de temps, le patron des députés UMP va recevoir dès mercredi les leaders syndicaux pour "tourner une page d'incompréhension". "Le meilleur moyen, c'est de recevoir chacun séparément pour qu'ils aient le temps de s'exprimer et que nous puissions faire un vrai travail de fond", a-t-il estimé. "Il n'y a pas de limite à notre discussion ".

Les syndicats, a précisé Bernard Accoyer, seront reçus par le président du groupe UMP au Sénat, Josselin de Rohan, et par lui-même dans "un lieu neutre où il n'y a aucune pression quelle qu'elle soit", qui ne sera donc ni le siège de l'UMP ni le ministère du Travail, rue de Grenelle. Les ministres du pôle social, Jean-Louis Borloo et Gérard Larcher, n'assisteront pas à ces premiers entretiens. "Nous sommes en contact et ils seront informés de nos échanges, bien entendu", a-t-il précisé.

le 04 avril 2006 à 12:16
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2 Commentaires

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  • Babouk, le 04/04/2006 à 13h11

    Que vient faire sarko dans cette histoire ? de quel droit s'occupe-t-il du dossier ? il va très certainement abroger la loi du CPE car il a peur de ne pas être élu en 2007 ! c'est n'importe quoi !

  • Jean, le 04/04/2006 à 12h37

    C'est une blague cette histoire que les députés prennent deux semaines de vacances à Paques ???? Y a des chomeurs qui attendent cette loi pour pouvoir bosser !!!!

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