CPE : une proposition de loi lundi ?

le 07 avril 2006 à 18h03 , mis à jour le 07 avril 2006 à 22h14

Bernard Accoyer a annoncé vendredi soir que les entretiens qui se sont succédé cette semaine entre élus UMP et partenaires sociaux "serviraient de base" à la prochaine proposition de loi sur le CPE. Selon son entourage, elle sera prête lundi.

TF1/LCI : Bernard Accoyer s'exprimant depuis l'Assemblée au sujet des entretiens sur le CPEBernard Accoyer s'exprimant depuis l'Assemblée au sujet des entretiens sur le CPE

La consultation de l'ensemble des partenaires sociaux sur le CPE à peine bouclée, vendredi à midi, les regards se sont tournés vers la mission UMP chargée d'organiser les rencontres, pour connaître le sort réservé au CPE.

En charge de la proposition de loi qui déterminera le sort du dispositif - abrogation, suspension ou modification des points litigieux - les présidents de groupe UMP Bernard Accoyer (Assemblée) et Josselin de Rohan (Sénat) avaient prévenu qu'ils attendraient l'issue des discussions pour se prononcer. C'est dire si la conférence de presse qu'ils tenaient vendredi soir était attendue... Mais ceux qui espéraient une levée du voile sur des pistes de sortie de crise ont été déçus. La seule information fournie vendredi soir est venue de l'entourage de Bernard Accoyer : les élus UMP se sont dits "déterminés à tout faire pour que la proposition de loi" sur l'emploi des jeunes "soit prête dès lundi".

Une conférence de presse de 2 minutes

Pour le reste, la déclaration, fort courte (2 minutes), de Bernard Accoyer, qui s'exprimait depuis l'Assemblée au côté de Josselin de Rohan, n'a fait que rappeler les discussions de la semaine... et annoncer le texte à venir, sans donner à son sujet le moindre indice. "Nous avons, Josselin de Rohan et moi-même, avec Jean-Louis Borloo, ministre de la Cohésion sociale, et Gérard Larcher, ministre de l'Emploi, reçu les 5, 6 et 7 avril, 19 organisations représentatives des partenaires sociaux et des organisations étudiantes. Cette mission nous a été confiée par le gouvernement. Cet échange approfondi a permis à chacune de ces organisations d'exposer sa position sur la crise actuelle et ses propositions pour en sortir dans les meilleurs délais. Elles nous ont également fait connaître les sujets qui pourraient faire l'objet d'échanges ultérieurs. Sur ces bases, une synthèse sera dégagée, pour élaborer dans la concertation la proposition de loi que le gouvernement nous a demandée".

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Un laconisme qui ne rend guère compte des nombreux échanges entre les élus UMP et le gouvernement. Avant leur déclaration, les deux parlementaires s'étaient entretenus à Matignon avec Dominique de Villepin et avaient discuté par téléphone avec le président de l'UMP, Nicolas Sarkozy, selon l'entourage de ce dernier. Par ailleurs, au moment même où Bernard Accoyer s'exprimait à l'Assemblée, Dominique de Villepin était reçu à l'Elysée.

Qu'adviendra-t-il du CPE ?

Entamées mercredi après-midi, les rencontres entre les présidents de groupes UMP et leurs interlocuteurs (syndicats de salariés, étudiants et lycéens et organisations patronales) se sont donc achevées sans que rien ne laisse deviner ce qu'il adviendra du contrat première embauche, alors que les voix se multiplient pour réclamer une sortie de crise rapide.

Pour leur part, les syndicats, reçus successivement au Sénat tout au long de ce marathon d'entretiens, sont restés fermes sur la ligne définie mercredi en commun : exigence de retrait du CPE d'ici le 17 avril - date du début des vacances parlementaires - avant toute éventuelle discussion sur l'emploi des jeunes, surfant sur le sentiment général d'inquiétude face à une situation bloquée.

Photo d'ouverture : Bernard Accoyer, président du groupe UMP à l'Assemblée, s'exprimant vendredi soir au sujet des entretiens sur le CPE - archives

le 07 avril 2006 à 18:03
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17 Commentaires

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  • Jean pierre, le 09/04/2006 à 19h29

    Mr Accoyer, changer d'avis vous fera perdre votre mandat de maire d'annecy le vieux.Le peuple en a marre. Vous qui êtes ORL de formation,ne soyez pas sourd à votre électorat.

  • Brisset, le 09/04/2006 à 07h50

    Le gouvernement se déculotte devant 3% de "français" . Quelle mascarade

  • Thierrybys, le 08/04/2006 à 15h04

    Ce gouvernement et chirac en tete aura prouvé (s'il en etait encore besoin?) son profond attachement a servir l'interet de la france et de tous les francais....

  • Michèle Mesny, le 08/04/2006 à 09h11

    Encore une fois, on voit bien qu'on ne peut rien faire en France et que la rue et les syndicats mènent la danse. Sous couvert du fameux consensus on va encore baisser les bras et accoucher d'une loi qui n'incitera plus du tout les employeurs à embaucher et c'est pourtant bien là le coeur du problème. D'autre part, je souligne une fois de plus le silence des médias concernant les pro CPE. Il va y avoir une manifestation dimanche, mais personne n'en parle. La presse est aussi responsable, elle n'informe qu'à charge et prend toujours partie pour les anti. Elle devrait relater les faits, tous les faits. A bon entendeur, salut

  • Jojo, le 08/04/2006 à 08h29

    Je crains que cette proposition de loi enterre le CPE voire l'abroge purement et simplement. Les députés de la majorité auront donc cédé à la rue et se seront reniés. Ils auront sûrement permis retour au calme mais auront déjà perdu les prochaines élections de 2007. Bien évidemment les étudiants et syndicats vont pavoiser et faire la fête sans se rendre compte qu'en refusant la flexibilié de l'emploi ils ont choisi d'accepter le chômage. cela rappelle 1986 quand en refusant la loi Devaquet ils ont permis de remplir les facs sans contrôle; celles ci forment maintenant des étudiants mal préparés voire pas préparés du tout à entrer dans la vie active. Les solutions de facilité ne donnent jamais rien de bon. Je suis très inquiet pour l'avenir de notre pays et surtout pour celui de sa jeunesse.

  • Lebourg, le 08/04/2006 à 07h28

    La crise , nous y sommes depuis la mise en place des 35 heures! - gagnez plus sans travailler - gagure ! La France est devenue la risée de la communauté mondiale! Il est temps que tout le monde se remette au travail , les étudiants aux études (parmi eux nous aurons des futurs dirigeants d'entreprises, des politiques et autres), les politiques actuellement en place à être plus réalistes, penser à relever le pays qu'à leurs amibtions personnelles, et arrêtons d'être des assistés.

  • Raslebol, le 08/04/2006 à 00h38

    La France ressemble à une épicerie,triste spectable!Aujourd'hui,le seul constat à faire:Ne plus voter pour des "gents comme cela".Le moment venu je ne donnerai pas mon vote pour ce genre de boutique...

  • Philippe, le 07/04/2006 à 22h21

    Les jeunes ne veulent pas ^tre discriminés par le cpe . Enfin ayons le courage de changer fondamentalemenent le pseudo droit du travail pour qu'on puisee travailler ,en confiance la main dans la main entre salariés et entreprises . sinon c'est la fin de tout ou alors il faudra que tout le monde soit à sso compte .

  • Vastre, le 07/04/2006 à 21h35

    Ils ont réussi à tenir jusqu'aux vacances mais n'ont rien à proposer. Chirac est content mais cocu : le bordel va l'obliger à s'enfuir d'ici l'été prochain. Tout Président qu'il soit, sa carrière va se terminer piteusement ! Ils seront peu nombreux à le regretter.

  • Siya, le 07/04/2006 à 21h26

    Je vais vous traduire les gros titres de la presse italienne au sujet des manifestations anti-CPE : "les français ont peur du futur" (Il Giornale de ce jour), "les étudiants ont peut-être gagné une bataille, mais ils ne gagneront pas la guerre" (en parlant d'emploi, Metro). N'ont-ils pas entièrement raison ?

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