Le CPE sera modifié par une proposition de loi

Par Par D.S. (d'après AFP), le 01 avril 2006 à 09h57 , mis à jour le 01 avril 2006 à 15h10

La modification du CPE se fera sur initiative parlementaire, par une proposition de loi, et non sur initiative gouvernementale. Bernard Accoyer a indiqué samedi que le nouveau texte serait déposé par les élus "le plus vite possible" mais pas sans discussions "préalables" et "approfondies" avec les syndicats.

Réunion sur le CPE à Matignon (TF1/LCI)Réunion sur le CPE à Matignon (TF1/LCI) © TF1/LCI

Le président du groupe UMP à l'Assemblée, Bernard Accoyer, a indiqué samedi que les députés majoritaires de l'Assemblée nationale et le groupe UMP du Sénat déposeraient "le plus vite possible" une proposition de loi visant à modifier le CPE. Techniquement, au moins, le texte ne sera pas concocté dans les bureaux du gouvernement.

Le chef de file des élus UMP à la chambre s'est toutefois refusé à donner un calendrier car il souhaite engager, au préalable, des discussions "approfondies" avec les syndicats et les organisations étudiantes et lycéennes. "Dès le début de la semaine, nous ferons tout pour ouvrir un dialogue, un échange avec toutes les organisations syndicales, socio-professionnelles et de jeunes qui souhaiteront y participer", a-il même précisé à l'issue d'une réunion à Matignon avec le Premier ministre.

"Dialogue approfondi"

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Au lendemain de l'intervention télévisée du président Jacques Chirac, Dominique de Villepin recevait en outre le président de l'UMP Nicolas Sarkozy, le ministre des Relations avec le Parlement Henri Cuq, les présidents des deux chambres, Jean-Louis Debré (Assemblée nationale) et Christian Poncelet (Sénat), ainsi que le président du groupe UMP au Sénat Josselin de Rohan.

Nicolas Sarkozy s'est prononcé pour "le dialogue le plus approfondi possible". "Nous sommes tous bien d'accord sur cette ligne stratégique" pour que "tout ceci s'arrête le plus tôt possible, que les étudiants puissent recommencer à étudier, que les lycéens retrouvent les lycées et qu'on puisse retrouver les conditions d'un dialogue approfondi sur la base de ce qu'a dit le président de la République", a-t-il ajouté.

Dans son intervention radio-télévisée de vendredi soir, le chef de l'Etat a annoncé sa décision de promulguer la loi sur l'égalité des chances tout en demandant au chef du gouvernement de préparer "immédiatement" une "nouvelle loi" afin de réduire la période d'essai du CPE de deux à un an et d'obliger l'employeur à motiver un éventuel licenciement.

Le PS aussi veut déposer une loi...

Le premier secrétaire du PS a  annoncé samedi à Lille le dépôt d'une proposition de loi pour "abroger le CPE et le CNE" en guise de riposte à la loi sur le "CPE bis" proposée la veille par Jacques Chirac. François Hollande a également appelé les Français à participer aux manifestations du 4 avril.

(Image TF1/LCI : réunion sur le CPE samedi matin à Matignon)

Par Par D.S. (d'après AFP) le 01 avril 2006 à 09:57
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10 Commentaires

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  • Joel-yves, le 01/04/2006 à 22h21

    Le dialogue doit s'ouvrir sur "mettre le motif de licenciement et reduire la durée à 1 an" affirme Mr Chirac .Comment voulez vous en débattre ,dialogué ,étudier ,négocié alors qu'il à déjà donné les directives à suivre tout comme son premier ministre qu'y l'avait déjà proposé au par avant pensant que sa calmerait le jeu en faisant croire qu'il cédait .

  • Benjamin, le 01/04/2006 à 21h47

    Pourquoi les medias font la part belle aux syndicalistes et aux anti-cpe alors que bp sont pr le cpe ? Example a l'appui: Quelque 320 patrons de PME de Haute-Savoie, selon la police, 400 selon les organisateurs, ont défilé samedi après-midi dans les rues d'Annecy, pour manifester leur "mécontentement face à la dictature de la rue et à l'immobilisme ambiant", a constaté un correspondant de l'AFP. "Vous en avez assez d'une France à la dérive, pour une fois faisons-nous entendre", pouvait-on lire sur les tracts distribués aux passants. "Les patrons de PME sont ni des salauds ni des voyous", indiquait une banderole, tandis qu'une autre proclamait "Non à l'immobilisme". Le cortège, conduit par le président de la CGPME Haute-Savoie, Lionel Tardy, et les députés UMP Jean-Claude Carle et Pierre Hérisson, est parti de la préfecture, avant de se rendre à la mairie en passant par la vieille ville, puis de retourner devant la préfecture. Aucun incident n'a été signalé, selon la police. "Les PME et TPE, soit 1,5 million d'entreprises, emploient 85% des salariés du secteur privé et représentent en France 60% des investissements, 53% de la valeur ajoutée et un tiers des exportations", a affirmé à l'AFP le président de la Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME) de Haute-Savoie. "Elles ont créé 2,5 millions d'emplois en 20 ans et elles accueillent la quasi-totalité des contrats d'insertion, de formations en alternance ou des contrats jeunes mis en place par le gouvernement", a-t-il ajouté. Alors ?

  • Luc, le 01/04/2006 à 20h16

    Ceux qui avaient peur de se faire "jeter" au bout de la période d'essai de 2 ans, pourraient l'être maintenant au bout de 1 an ! C'est une mesure qui si elle était adoptée rendrait le CPE beaucoup moins intéressant que dans l'état actuel et les jeunes auraient beaucoup à y perdre : un jeune risquant d'enchaîner les CPE les uns derrière les autres comme c'est le cas actuellement avec les stages. 2 ans, çà limite ce risque. Avoir à motiver la rupture du CPE n'est pas génant à condition que certains motifs économiques ou plus subjectifs dans l'intérêt de l'entreprise ne soient déclarés illicites, car dans ce cas un employeur pourrait ne voir aucun intérêt à embaucher un CPE. Ne pas oublier que s'il est indispensable de cadrer par des lois l'univers du travail, aucune loi n'obligera jamais un employeur potentiel à prendre le risque d'embaucher.

  • Calimero, le 01/04/2006 à 18h23

    Non , je ferais pas grève mardi . comme la majorite des francais ! le cpe , avant de critiquer , essayons le . mai 68 , c'est finis , on est en 2006 et européen . alors a tous , au boulot . calimero

  • L'equimau, le 01/04/2006 à 18h13

    POISSON d'AVRIL!

  • Romontag, le 01/04/2006 à 17h35

    Autrement dit on repart de zéro, une dérobade de plus, il faut pas nous prendre pour des imbéciles. Encore un signe de faiblesse déguisé en décision autoritaire. Merci Monsieur le Président de nous reservir la gauche aux prochaines élections. Pour ma part j'ai cessé de voter.

  • Dalex, le 01/04/2006 à 17h35

    Nous allons leur faire des propositions le 4 avril et ils verront! Ras le bol de ces politiques qui vivent dans leurs chateaux dorés alors que la jeunesse est l'avenir de la France et pas celui des patrons qui rêvent du retour de l'esclavagisme pour encore plus s'enrichir! Ne vous trompez pas les jeunes d'aujourd'hui sont les consommateurs de demain!!!!!!! Si le cpe a besoin de corrections c'est qu'il n'est pas bon alors abrogez!

  • Otto, le 01/04/2006 à 17h00

    Et si certains ne veulent pas discuter tant pis pour eux ! comme on dit les absents ont tort mais il en faudra pas qu'ils viennent se plaindre aprés.

  • Patrick, le 01/04/2006 à 16h13

    Voila la france. 1% dans la rue, la moitié pas concernée ( les syndicats représentatifs que dans la fonction publique), 1 quart des étudiants qui seront dans le monde du travail que vers 25 ans voire plus donc qui ne risquent que 1 an, 5 % qui viennent pour en decoudre avec l'autorité, 5% pour s'amuser à "mai 68", des politiques de gauche (qui font rentrer leurs mômes par piston chez leur copains) qui ne voient que l'opportunité politique et enfin des hommes de droite avec un trouillometre à 0. Ouvrez les yeux on est la risée du monde, les 30 glorieuses ont cessé en 75, les caisses sont vides, le secteur industriel part vers l'est et 90% des profits des grandes sociétés viennent de l'étranger et on va dans le mur des qu'on réforme quelque chose. messieurs les politiques arretez de ceder à n'importe quoi et prenez le taureau par les cornes la france se meurt à cause de minorités.

  • Patrick, le 01/04/2006 à 14h45

    Bonjour le gouvernemrnt a baisse son pantalon j'espere que les patrons saurons tenir compte des manifestations lors de l'embauche des jeunes gauchistes fauteurs de troubles

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