© INTERNEL'humoriste Dieudonné a brièvement été placé en garde à vue mardi après-midi après une altercation. Selon le récit d'un policier, elle se serait produite quand l'humoriste se promenant avec ses deux enfants dans le XIème arrondissement de Paris aurait été insulté par deux personnes. Toujours selon cette source, Dieudonné serait revenu, seul, peu après, et les auraient aspergées de gaz lacrymogène. Et de les insulter à son tour.
Dans un communiqué publié mercredi, le bureau de campagne de celui qui est candidat à l'élection présidentielle donnait sa version des faits : "Dieudonné a été agressé par deux individus se présentant comme 'juifs', sur le faubourg Saint-Antoine à Paris, mardi 25 avril dans l'après-midi. Après avoir reproché à Dieudonné ses opinions et l'avoir, à l'instar de Julien Dray (porte-parole du PS, NDLR), rendu responsable du meurtre d'Ilan Halimi, ceux-ci l'ont attaqué avec un objet en verre, dont on retrouvera des éclats dans les cheveux de l'un de ses enfants", selon la même source. "Après avoir poursuivi les deux agresseurs, Dieudonné les a immobilisés à l'aide d'une bombe lacrymogène et a appelé la police. Les policiers ont alors emmené les agresseurs et Dieudonné pour les placer en garde à vue, avant que les voyous ne reconnaissent les faits", ajoute le communiqué.
Selon le bureau de campagne de Dieudonné, "cette agression (...) illustre la dérive extrémiste d'une partie" de la communauté juive, "sous l'influence d'organisations et de personnalités sionistes d'extrême droite telles le CRIF ou Julien Dray". "Il est plus que temps, ajoute le texte, que la justice et la République mettent hors d'état de nuire les milices et organisations sionistes d'extrême droite, qui constituent de toute évidence une grave menace pour la paix civile et la concorde républicaine". "Sans réactions des pouvoirs publics et des médias, complices de cette dérive, des initiatives 'choc' seront prises afin d'alerter l'opinion publique", conclut le communiqué.
D'après une source policière, les trois protagonistes, qui ont "tous déposé plainte", ont été brièvement placés en garde à vue afin d'être entendus sur les faits qualifiés de "confus" par la source. Ils ont été ensuite relâchés et l'enquête se poursuivait mercredi.
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