
Montpellier III débloquée
Les étudiants de l'université Montpellier III (Lettres et Sciences humaines), dont certains contestaient le résultat d'une consultation organisée par la présidence dans la matinée, ont finalement voté jeudi en faveur du déblocage de l'université. Un vote à main levée a eu lieu en début d'après-midi et "au moins trois quarts des participants ont voté en faveur de la reprise des cours", ont précisé plusieurs étudiants à l'AFP, précisant ne pas avoir eu besoin de compter les mains levées pour s'assurer du résultat.
L'université Paul Valéry était bloquée depuis le 22 février. Jeudi après-midi, des animations et débats sur la mondialisation, les OGM ou le développement durable se déroulaient encore sur le campus, avec notamment la présence annoncée de Susan George, vice-présidente d'Attac.
Rennes 2 fermée
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| Des étudiants ont à nouveau bloqué l'entrée de la fac de Nantes jeudi matin |
"Je déclare l'université fermée jusqu'à nouvel ordre", a déclaré ce matin dans un mégaphone Marc Gontard, président de Rennes 2, à plusieurs centaines d'étudiants réunis sur le campus, devant des bâtiments dont les portes ont été bloquées par des pro-blocage. La décision, effective jusqu'à mardi prochain, a été prise en raison du climat de tension qui règne entre étudiants pro et anti-blocage.
En effet, les étudiants avaient voté lundi soir pour la levée du blocage, qui paralysait l'université des Lettres et Sciences humaines depuis le 7 février, mais une nouvelle assemblée, organisée mercredi soir, s'est terminée dans la confusion. Les étudiants grévistes ont organisé un vote à main levée et affirmé qu'il appelait à la reprise du blocage. Le président Gontard a déclaré ce vote illégitime et exigé soit un vote à bulletin secret, soit la reconnaissance du vote organisé lundi.
Toulouse Le-Mirail reconduit la grève
Le tribunal administratif de Toulouse a enjoint jeudi les étudiants de l'université du Mirail de libérer les bâtiments et demandé à son président de prendre toutes les mesures pour la reprise des cours. Dans une ordonnance prise en référé sur plainte d'une étudiante, présidente du "Comité libérons Le Mirail", le tribunal "enjoint les personnes occupant sans droit ni titre les locaux de l'université de libérer sans délai ces bâtiments". Le tribunal n'a cependant pas fixé d'astreinte. Jeudi matin, au cours d'une assemblée générale réunissant plus de 1.500 personnes, les étudiants avaient décidé, à une large majorité, de reconduire leur grève jusqu'à mardi. La décision de poursuivre le blocage de l'université avait été, en revanche, obtenue de justesse, a constaté une journaliste de l'AFP. De leur côté, les personnels de cette même université avaient voté à la mi-journée la fin de la grève par 270 voix pour et 145 contre et la "réouverture" de l'université malgré l'avis de leur comité de lutte. Environ 500 étudiants de l'université Paul-Sabatier, réunis en assemblée générale jeudi, avaient également reconduit à une large majorité la grève et le blocage.
Nantes
Quelque 150 étudiants pro-blocage de l'université de Nantes ont empêché jeudi matin l'accès au bâtiment où était prévu un référendum organisé par la présidence de l'université sur la reprise des cours, a constaté un journaliste de l'AFP. La situation restait tendue à 09H30 sur le campus où plusieurs centaines d'étudiants attendaient à l'extérieur du bâtiment où devait se dérouler le vote. Lundi, environ 2.000 étudiants avaient voté lors d'une assemblée générale la reconduite des blocages des trois facultés de Lettres, Sciences Humaines et Langue où sont scolarisés 11.200 étudiants.
Le président de l'université, François Resche, a plusieurs fois appelé les étudiant à reprendre les cours, en vain, avant de menacer mardi soir de ne pas valider les années et les diplômes des étudiants s'ils ne reprenaient pas les cours et d'annoncer la tenue d'un référendum jeudi sur la reprise des cours.
Aix-Marseille
Les étudiants de la faculté de lettres et sciences humaines de l'Université d'Aix-Marseille I se sont eux aussi prononcés mercredi en faveur de la poursuite du blocage jusqu'au 2 mai, date de fin des vacances universitaires, a-t-on appris auprès des grévistes. Le site d'Aix-en-Provence est bloqué depuis le 1er mars. Le résultat du vote a provoqué "la colère des anti-blocage" qui ont essayé de "débloquer par la force l'accès au bâtiment en jetant des chaises", selon cette porte-parole. Au même moment, à la faculté des sciences Saint-Charles de Marseille qui dépend aussi d'Aix-Marseille I, les étudiants ont décidé à "une immense majorité", au terme d'une assemblée générale de lever le blocage.
Strasbourg poursuit le blocage
Une assemblée générale des étudiants de l'université Marc Bloch de Strasbourg a voté jeudi la poursuite de l'occupation des locaux pendant les vacances. L'assemblée générale, "mouvementée", s'est déroulée "dans une ambiance de confrontation" entre partisans de la poursuite du mouvement et partisans de la reprise des cours. "On ne peut qu'être déçu de cet état de fait", a commenté de son côté Yannick Schmitt, président de l'Association fédérative générale des étudiants de Strasbourg (AFGES), opposé à la poursuite de l'occupation. L'AFGES "espère qu'elle ne va pas perturber le bon déroulement des examens", a-t-il précisé. L'université Marc Bloch est occupée par quelques dizaines d'étudiants qui se relaient pour camper dans le bâtiment du patio depuis plusieurs semaines.
Science-Po Grenoble vote la reprise
Les étudiants de Sciences-Po Grenoble, qui avaient voté mercredi la suspension des cours jusqu'à vendredi, ont voté jeudi à mains levées la reprise des cours. Mercredi, les trois universités de la ville s'étaient prononcées pour la reprise des enseignements. Dans un communiqué, les étudiants écrivent "qu'ils ont accepté le plan d'organisation des examens issu des négociations avec la direction".
La Sorbonne libérée
Les murs anti-émeutes encerclant la Sorbonne (6ème) depuis quatre semaines ont été levés la nuit dernière et l'accès à la place conduisant à l'université était libre jeudi matin. L'université elle-même ne rouvrira ses portes que le 24 avril, à la fin des vacances scolaires de printemps, a précisé le rectorat. Le quartier historique et touristique proche du boulevard Saint-Michel avait été transformé en véritable bunker, bouclé par des policiers et ceinturé de barricades métalliques de plus de 2 mètres de haut, après l'occupation de la Sorbonne par des manifestants anti-CPE les 10 et 11 mars.
Photo d'ouverture : à Montpellier, les étudiants votent à main levée la reprise (DR)
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