Hôtel Paris-Opéra, un an après

le 15 avril 2006 à 17h32 , mis à jour le 15 avril 2006 à 22h11

Quelque 250 personnes ont marché silencieusement samedi à Paris pour rendre hommage aux 25 personnes tuées il y a un an dans l'incendie de l'hôtel Paris-Opéra. Aucune leçon n' a été tirée de cette tragédie, regrette le DAL.

marche hommage victimes hôtel Paris-Opéra

Parents, voisins ou amis des victimes, ainsi que des membres d'associations comme Droit au logement (DAL) et le maire PS du IXe arrondissement de Paris Jacques Bravo, ont défilé samedi après-midi jusqu'au 76 rue de Provence pour rendre hommage aux 25 personnes tuées il y a un an dans l'incendie de l'hôtel Paris-Opéra. Les quelque 250 personnes présentes portaient des brassards noirs et des roses rouges. Dans le cortège, des photos des disparus.

Devant l'immeuble où 11 enfants avaient péri dans l'incendie nocturne, M.  Bravo a déposé une gerbe au nom du maire de Paris, Bertrand Delanoë. Adama Koné,  président de l'association des victimes de l'incendie de l'hôtel Paris-Opéra  (AVIOP), qui a perdu sa femme enceinte dans le sinistre, a déposé une gerbe aux noms des familles.

Le DAL juge que "rien n'a changé"

Omar Ikhlef, vice-président de l'association, a lu les noms des morts et  leurs âges tandis que certains proches éclataient en sanglot. Il a également  fait une courte allocution rappelant que ce drame avait été suivi de deux autres incendies meurtriers (les 26 et 29 août, 17 et 7 morts) du même type, dans des immeubles insalubres véritables "torches potentielles".   "Les relogements d'urgence se font toujours dans des locaux inadaptés",  a-t-il souligné, avec "des catégories marquées ethniquement qui se retrouvent victime de politique discriminatoire des bailleurs sociaux".

L'association Droit au logement (DAL) a estimé que "les pouvoirs publics n'ont pas voulu tirer les leçons des incendies meurtriers" de 2005. "Des milliers de familles sont encore hébergées dans des hôtels vétustes, précaires et coûteux", affirme le DAL, dans un communiqué intitulé "Rien n'a changé". "Certains de ces hôtels restent des torches potentielles". Le DAL prône le lancement d'"un vaste plan pour réaliser des logements sociaux", "la réquisition" des logements vides ou encore "le gel des loyers".

Photo : samedi après-midi, rue de Provence (DR)

le 15 avril 2006 à 17:32
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2 Commentaires

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  • Grand-Mère : Courage !, le 15/04/2006 à 21h47

    Paix à leurs âmes... Petit témoignage : En novembre 2005, Ma ligne à été coupée par EDF (demande de prélèvement automatique sur compte postal non prise en compte). La conseillère d'Aboukir m'a dit :"vous savez, faites comme avant : mettez des bougies !" (sic!!!) IRRESPONSABLE ATTITUDE. Je me sentais comme un animal en cage dans le noir complet. Je pétais un plomb. C'est vrai ils mettent un fusible de 1kW sur le palier, dès que le ballon d'eau chaude pour se laver est en route, crak plus rien... Courage, à ceux qui galèrent et cherchent de bon coeur un emploi, on y arrivera...avec d'etre à la rue. Bisous de Grand-Mère :-)

  • Lili01, le 15/04/2006 à 20h12

    Il faudra combien de morts pour ne plus revoir cela? Ce n'est pas demain la veille malheureusement.(Et ce n'est pas seulement en France, puisque maintenant il faut toujours faire référence à ce qu'il se passe ailleurs.) Il serait bon , que nous puissions être un pays où le logement soit un droit. Ce n'est pas un luxe. Surtout quand on voit ses milliers de logements libre. C'est honteux. Honteux de voir que des gens s'enrichissent sur le malheur des autres . Et on laisse faire. c'est un scandale.

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