
Parents, voisins ou amis des victimes, ainsi que des membres d'associations comme Droit au logement (DAL) et le maire PS du IXe arrondissement de Paris Jacques Bravo, ont défilé samedi après-midi jusqu'au 76 rue de Provence pour rendre hommage aux 25 personnes tuées il y a un an dans l'incendie de l'hôtel Paris-Opéra. Les quelque 250 personnes présentes portaient des brassards noirs et des roses rouges. Dans le cortège, des photos des disparus.
Devant l'immeuble où 11 enfants avaient péri dans l'incendie nocturne, M. Bravo a déposé une gerbe au nom du maire de Paris, Bertrand Delanoë. Adama Koné, président de l'association des victimes de l'incendie de l'hôtel Paris-Opéra (AVIOP), qui a perdu sa femme enceinte dans le sinistre, a déposé une gerbe aux noms des familles.
Le DAL juge que "rien n'a changé"
Omar Ikhlef, vice-président de l'association, a lu les noms des morts et leurs âges tandis que certains proches éclataient en sanglot. Il a également fait une courte allocution rappelant que ce drame avait été suivi de deux autres incendies meurtriers (les 26 et 29 août, 17 et 7 morts) du même type, dans des immeubles insalubres véritables "torches potentielles". "Les relogements d'urgence se font toujours dans des locaux inadaptés", a-t-il souligné, avec "des catégories marquées ethniquement qui se retrouvent victime de politique discriminatoire des bailleurs sociaux".
L'association Droit au logement (DAL) a estimé que "les pouvoirs publics n'ont pas voulu tirer les leçons des incendies meurtriers" de 2005. "Des milliers de familles sont encore hébergées dans des hôtels vétustes, précaires et coûteux", affirme le DAL, dans un communiqué intitulé "Rien n'a changé". "Certains de ces hôtels restent des torches potentielles". Le DAL prône le lancement d'"un vaste plan pour réaliser des logements sociaux", "la réquisition" des logements vides ou encore "le gel des loyers".
Photo : samedi après-midi, rue de Provence (DR)
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