
Le groupe japonais Toyo Aluminium a qualifié lundi d'"entrave à la liberté d'entreprendre" et d'"absurdité" la grève de la faim du député français Jean Lassalle dans le but d'obenir le maintien d'une usine dans une vallée reculée des Pyrénées. Dans sa première réaction depuis que le député a mis fin vendredi à sa grève de la faim, le groupe d'Osaka confirme néanmoins son intention de "continuer d'investir à Accous" et se félicite de la promesse de "large soutien financier" reçue du gouvernement français.
"L'artiste ne fait jamais deux fois le même numéro", déclarait dimanche le député Jean Lassalle dans le journal Sud Ouest Dimanche. L'élu, qui a suivi une grève de la faim pendant 39 jours jusqu'à obtenir le maintien de l'usine Toyal d'Accous sur son canton béarnais, expliquait dans une interview qu'il ne s'agissait pas d'un "geste de désespoir".
"Héroïsme et sacrifice"
"Pour moi, le politique doit guider les choix dans tous les domaines", expliquait-il. "Le capitalisme est une bonne chose, mais sans contrepartie il est devenu un véritable fléau", poursuivait-il. "Le problème, c'est qu'aujourd'hui nous avons réussi le croisement entre le capitalisme américain et la technocratie soviétique".
Dans le Journal du dimanche, François Bayrou, s'en était pris, dans une lettre ouverte, à ceux, notamment les parlementaires, qui avaient critiqué la grève de la faim du député. "En effet, car ce n'était pas ce qu'on appelle aujourd'hui de la 'politique', pas des manoeuvres et du faire-semblant. C'était quelque chose de très ancien presque disparu, pas généralisable et qui s'appelle l'héroïsme et le sacrifice", écrivait le président de l'UDF. Selon M. Bayrou, l'action de Jean Lassalle a suscité une telle "vague d'émotion" que "tous les conforts et tous les conformismes ont été bousculés".
(D'après AFP)
Image LCI. Jean Lassalle.
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