José Bové libéré, mais en colère

le 14 avril 2006 à 07h55 , mis à jour le 14 avril 2006 à 08h13

L'ex-leader syndical paysan a été libéré cette nuit, quelques heures après son interpellation en marge d'une manifestation anti-OGM. A sa sortie, il a dénoncé les conditions "musclées" et "surréalistes" de son arrestation.

TF1/LCI José Bové interpellé

José Bové a retrouvé la liberté peu après minuit, ce matin. L'ex-leader sundical paysan avait été interpellé jeudi après-midi à Trèbes (Aude) après une manifestation d'une centaine de militants de la Confédération paysanne, de Faucheurs volontaires et de Greenpeace sur un site du semencier Monsanto situé près de Carcassonne. Forçant les grilles ou escaladant les grillages entourant les hangars, une cinquantaine de militants avaient alors procédé à un rassemblement assis dans la cour principale avant d'être délogés par les gendarmes.

Conditions d'arrestation "surréalistes"

A la suite de l'arrestation de José Bové, des incidents s'étaient produits dans la soirée devant la gendarmerie de Lunel, où l'ex-leader avait été transféré. A sa sortie, l'homme à la pipe a dénoncé les conditions de son interpellation. "Les conditions de mon arrestation, la façon musclée dont cela s'est passé, le transfert à Lunel à 180 km/h et puis ma libération sans charges ni poursuite, tout cela est invraisemblable et surréaliste", a-t-il déclaré à sa sortie. Selon José Bové "les pouvoirs publics ont perdu leur sang-froid, en procédant à cette arrestation musclée après une action non violente. On se demande comment la démocratie fonctionne dans ce pays". La gendarmerie de Lunel n'a donné aucune indication sur les conditions et les raisons de la libération de l'activitiste anti-OGM.

"Saccager une propriété privée est inacceptable"

De son côté, Monsanto France, la filiale française du groupe américain d'agrochimie Monsanto, a protesté contre l'envahissement par les manifestants de son site de production, déjà l'objet d'une manifestation en décembre 2005. "Le respect de la liberté d'expression est fondamental, mais, dans un état de droit, saccager une propriété privée et tenter d'intimider nos employés est inacceptable", déclare Yann Fichet, directeur des relations extérieures de Monsanto en France. "La sécurité de nos salariés est une priorité absolue mais nous ne pouvons pas fermer nos sites à chaque menace de manifestation pour des raisons évidentes d'impact économique de ces pertes d'activité", ajoute Yann Fichet.

(D'après AFP)

Image LCI. Interpellation de José Bové à Trèbes.

le 14 avril 2006 à 07:55
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14 Commentaires

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  • Herve, le 14/04/2006 à 11h30

    Il faudra quand meme que les gens comprennent une bonne fois pour toute que le droit de manifester c'est n'est pas un droit a transgresser les lois: ce n'est pas un droit a violer les propriété privés, a saccager, a agresser les crs etc! c'est le resultat d'années de dérives et de laxisme

  • Lohey, le 14/04/2006 à 11h04

    Cette fois le groupe des faucheurs n'a rien détruit et Sarkozy les arrête quand-même. La police se ridiculise d'abord en arrétant des gens qui n'ont RIEN fait (comme pendant les manifs où ils arrétaient les étudiants au lieu des casseurs), en arrétant seulement certaines personnes alors qu'un groupe important a procédé aux mêmes actes, en n'arrétant pas les dirigeants de Monsanto alors qu'ils détruisent les bien privs des champs environnants. Bref, une justice à la botte des grands groupe set contre les citoyens.

  • Sofy, le 14/04/2006 à 10h57

    Nul n'est au dessus des lois. Tout faire pour se faire arrêter et ensuite s'en plaindre est démago !! Faire parler de soi est une chose, détruire des biens privés en rentrant par effraction en est une autre... je ne suis pas pour les ogm .. une partie de la solution ne serait pas plutôt d'assurer une signalétique claire sur les produits afin que les personnes qui le souhaitent puisse choisir ?

  • Christian quivrin, le 14/04/2006 à 10h43

    Je soutiens totalement José Bové. ce sont les firmes d'agrochimie qui s'enrichissent de la culture des OGM et qui auront la main mise sur la vente des semences Rien ne prouve que les OGM sont inoffensifs Suivant une loi européenne, si un produit contient moins de 1% d'OGM aucune indication ne doit être mentionnée sur l'emballage Je ne veux pas manger d'OGM. Que dois-je faire? Je n'ai pas le choix Ne peut-on porter plainte auprès de la commission européenne des droits de l'homme?

  • PE, le 14/04/2006 à 10h31

    J. Bové n'est qu'un agitateur provocateur. Il ne faut pas le médiatiser et simplement lui confisquer ses biens pour payer ses dégats lors de ses manifestations, comme on l'a fait à N. Mamère. Ca le calmera.

  • Vastre, le 14/04/2006 à 10h18

    "Forçant les grilles ou escaladant les grillages entourant les hangars". Aux USA, chacun est armé et a le droit de défendre sa proprité privé : on entre si on est invité ! Monsieur Bové le sait; il ne se hasardera jamais à entreprendre lui-même une telle action aux Etats Unis : il enverra des militants ! Mais en France tout est permis, la propriété privée n'étant plus défendue par les tribunaux.

  • Zorro, le 14/04/2006 à 09h53

    Monsieur Bové ferait mieux de retourner cultiver des patates au lieu de mettre en péril des emplois par ses coup de pubs marketingo-politique. Navrant !

  • Marc, le 14/04/2006 à 09h42

    J'espère que Mr Bové va enfin respecter les lois de la république. J'aurais bien être là-bas pour lui passer les menottes moi-même !

  • Zeb, le 14/04/2006 à 09h35

    Entendre parler de démocratie par un mec qui s'est fait une gloire de saccager les biens d'autrui ... c'est hautement savoureux. Un grand comique, ce Bové ...

  • Pito, le 14/04/2006 à 09h23

    C dingue comme l'information, de nos jours est traitée avec parti pris et démagogie... On laisse cet homme s'exprimer et au nom de la liberté d'expression, aucun journaliste n'a jamais condamné comme il se doit ses agissements : violence, dégradations, intimidations... C'est un voyou! D'autres, pour moins que ça, se retrouvent en prison... Merci de me publier et pour une fois d'appeler un chat un chat...

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