
José Bové a retrouvé la liberté peu après minuit, ce matin. L'ex-leader sundical paysan avait été interpellé jeudi après-midi à Trèbes (Aude) après une manifestation d'une centaine de militants de la Confédération paysanne, de Faucheurs volontaires et de Greenpeace sur un site du semencier Monsanto situé près de Carcassonne. Forçant les grilles ou escaladant les grillages entourant les hangars, une cinquantaine de militants avaient alors procédé à un rassemblement assis dans la cour principale avant d'être délogés par les gendarmes.
Conditions d'arrestation "surréalistes"
A la suite de l'arrestation de José Bové, des incidents s'étaient produits dans la soirée devant la gendarmerie de Lunel, où l'ex-leader avait été transféré. A sa sortie, l'homme à la pipe a dénoncé les conditions de son interpellation. "Les conditions de mon arrestation, la façon musclée dont cela s'est passé, le transfert à Lunel à 180 km/h et puis ma libération sans charges ni poursuite, tout cela est invraisemblable et surréaliste", a-t-il déclaré à sa sortie. Selon José Bové "les pouvoirs publics ont perdu leur sang-froid, en procédant à cette arrestation musclée après une action non violente. On se demande comment la démocratie fonctionne dans ce pays". La gendarmerie de Lunel n'a donné aucune indication sur les conditions et les raisons de la libération de l'activitiste anti-OGM.
"Saccager une propriété privée est inacceptable"
De son côté, Monsanto France, la filiale française du groupe américain d'agrochimie Monsanto, a protesté contre l'envahissement par les manifestants de son site de production, déjà l'objet d'une manifestation en décembre 2005. "Le respect de la liberté d'expression est fondamental, mais, dans un état de droit, saccager une propriété privée et tenter d'intimider nos employés est inacceptable", déclare Yann Fichet, directeur des relations extérieures de Monsanto en France. "La sécurité de nos salariés est une priorité absolue mais nous ne pouvons pas fermer nos sites à chaque menace de manifestation pour des raisons évidentes d'impact économique de ces pertes d'activité", ajoute Yann Fichet.
(D'après AFP)
Image LCI. Interpellation de José Bové à Trèbes.
Retour MYTF1
Chargement en cours...



