
Il ne le refera pas. "L'artiste ne fait jamais deux fois le même numéro", déclare le député Jean Lassalle dans le journal Sud Ouest Dimanche. L'élu, qui a suivi une grève de la faim pendant 39 jours jusqu'à obtenir le maintien de l'usine Toyal d'Accous sur son canton béarnais, explique dans une interview qu'il ne s'agissait pas d'un "geste de désespoir".
"J'ai adressé un modeste signe qui aura au moins interpellé les consciences, en mal ou en bien, peu importe", estime Jean Lassalle, qui a cessé sa grève de la faim après avoir obtenu un accord entre le gouvernement français et le groupe nippon Toyal, pour le maintien de l'usine d'Accous dans les Pyrénées-Atlantiques.
"Héroïsme et sacrifice"
"Pour moi, le politique doit guider les choix dans tous les domaines", explique-t-il. "Le capitalisme est une bonne chose, mais sans contrepartie il est devenu un véritable fléau", poursuit-il. "Le problème, c'est qu'aujourd'hui nous avons réussi le croisement entre le capitalisme américain et la technocratie soviétique".
Dans le Journal du dimanche, François Bayrou, s'en prend, dans une lettre ouverte, à ceux, notamment les parlementaires, qui ont critiqué la grève de la faim du député. "En effet, car ce n'était pas ce qu'on appelle aujourd'hui de la 'politique', pas des manoeuvres et du faire-semblant. C'était quelque chose de très ancien presque disparu, pas généralisable et qui s'appelle l'héroïsme et le sacrifice", écrit le rpésident de l'UDF. Selon M. Bayrou, l'action de Jean Lassalle a suscité une telle "vague d'émotion" que "tous les conforts et tous les conformismes ont été bousculés".
(D'après AFP)
Image LCI. Jean Lassalle.
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