Lassalle répond à ses détracteurs

le 25 avril 2006 à 15h28 , mis à jour le 25 avril 2006 à 16h05

Le député UDF des Pyrénées-Atlantiques, qui avait jeûné 39 jours pour empêcher une délocalisation, a réfuté mardi l'accusation selon laquelle il décourageait les investisseurs étrangers.

TF1/LCI Jean Lassalle Grève de la faim

Jean Lassalle ne regrette rien de son action. Encore moins de la méthode employée pour arriver à ses fins. Le député UDF des Pyrénées-Atlantiques avait observé un jeûne de 39 jours pour le maintien d'une activité industrielle dans son canton. Il a cessé son mouvement le 14 avril après qu'un accord a été trouvé avec le groupe japonais Toyal. "Si tout va bien", l'élu, encore faible, devrait sortir de l'hôpital jeudi.

Lors d'une rencontre avec la presse à l'hôpital Raymond Poincaré de Garches, le député, dont l'action avait été critiquée, a répondu mardi à ses détracteurs en affirmant que "c'était (son) droit le plus absolu et une manière d'interpeller (ses) collègues politiques et les citoyens". "Il n'est prévu dans aucun programme électoral qu'un élu fasse la grève de la faim, mais il n'est interdit nulle part qu'un député puisse le faire, à partir du moment où on respecte la dignité et la maison du peuple", l'Assemblée nationale, a-t-il déclaré. "Ce sont les électeurs qui trancheront", a-t-il dit, en précisant qu'il avait été "confronté à une situation sans issue".

"J'aurai à mener d'autres actions"

A ceux qui lui reprochaient de décourager les investisseurs, Jean Lassalle a répondu qu'on lui prêtait beaucoup "d'honneur d'un seul coup en pensant qu'un modeste député va, à lui seul, dissuader les investisseurs étrangers de venir en France". "C'est le contraire qui va se produire", a-t-il dit car "bien loin de décourager les investisseurs, le combat les attire". Il a assuré qu'il allait maintenant veiller à ce que les engagements pris par le groupe japonais Toyal soient tenus, en se déclarant "optimiste" sur ce point, car l'engagement a été signé "sous l'égide des plus hautes instances de la République".

Répondant aux critiques formulées sur le coût, pour les collectivités et les entreprises, du maintien d'un activité dans "les espaces ruraux désertifiés", Jean Lassalle a demandé : "se pose-t-on la question de savoir combien coûte le musée des Arts premiers", qui doit être inauguré en juin à Paris. "J'ai la ferme intention de livrer bataille essentiellement pour l'avenir de ma vallée mais aussi une certaine éthique de mon pays", afin qu'il ne soit plus "rabougri" mais "euphorique", a-t-il dit en ajoutant : "je ne pense pas que je ferai encore une grève de la faim mais je pense que j'aurai à mener d'autres actions".

le 25 avril 2006 à 15:28
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles France
  

14 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • Tiensdonc, le 25/04/2006 à 17h58

    On ne peut qu'agir dans le registre de l'emotion. M Lassalle n'a aucune competence industrielle, environnementale, financiere. Il n'a que la legitimité de son mandat qu'il a foulé au pied en preferant l'agitation médiatique au débat parlementaire. Ce sont ces élus inconsistants qui mettent la france en danger en faisant du clientélisme en sabotant l'intérêt général.

  • Geoffroy, le 25/04/2006 à 17h42

    Il faut avant tout rappeler que cette "délocalisation" du groupe toyal avait pour destination... une ville française située à 70 km de là! Ce n'était pas une délocalisation, mais un simple déménagement, bien sur hors de la circonscription du député... D'autant que, même s'il faut rester prudent, toyal n'a jamais affirmé vouloir fermer le premier site, ils désiraient simplement en créer un nouveau qui puisse répondre à de nouvelles normes de sécurité. Lassale est sans doute un brave type, mais il a ainsi empêché une création nette d'emplois en France et découragé les investisseurs étrangers, et mené une guerre contre la circonscription voisine de la sienne. Quel patriotisme!

  • Chris, le 25/04/2006 à 17h22

    Si je suis le raisonnement de ce Monsieur, puisque les musees sont aux frais de l'etat, les emplois devraient l'etre aussi, c'est qui n'est pas idiot et on voit que cela fonctionne dans l'administration, peu de risque de perdre son emploi. L'ex URSS a longtemps cru que cela fonctionnerait... Cependant une question, L'argent il va le trouver ou l'etat si on doit payer les entreprises rester ou pire investir ? Parce que moi demain je fais une greve de la faim pour ne plus payer le salaire de ces gens la

  • Jean, le 25/04/2006 à 17h18

    Ce député a joué la désinformation depuis le début, bien aidé en celà par les médias , en utilisant le mot DELOCALISATION pour ce qui n'est en rien réellement une délocalisation , même pas au niveau départemental . Car lorsqu'on fouille un peu , on apprend qu'il n'a jamais été question de fermer l'usine d'ACCOUS . Il était question d'une extension des activités de la société sur une autre plateforme à 60 kms de là , mais en concervant l'activité de l'usine d'ACCOUS et SUR LE LIEU D'ACCOUS . En un mot , toute l'action de ce député est pitoyable car il a menti dés le début sur les projets de la société .

  • Christophe, le 25/04/2006 à 17h16

    Dans une démocratie, on ne résout pas les problemes par le chantage, que ce soit une greve de la faim, le blocage d'une autoroute ou d'une université. M. Lassalle ne montre vraiment pas le bon exemple !

  • Yo, le 25/04/2006 à 17h14

    Dans quel pays vit on ? la rue gouverne, les grevistes de la faim domine ... au secours !

  • Feawing, le 25/04/2006 à 17h04

    Ce que personne ne dit, c'est que Toyal a toujours voulu rester sur place, et que c'est à cause de lois environementales (votée par l'assemblée nationale) qu'ils étaient obligés de partir. Je ne sais pas s'ils ont eu droit à un assouplissement pour les faire rester... En tout cas, je comprends la volonté de M Lassale d'agir pour sa vallée et pour ses electeurs (il les représente, c'est son boulot) mais je n'accepte ni n'excuse les moyens grandguignolesques utilisés

  • Marie, le 25/04/2006 à 16h52

    Eh bien moi je trouve qu'il a eu raison et que peu d'hommes politiques sont à même d'en faire autant. Messieurs les détracteurs n'ont pas du aller sur le site de J LASSALLE qui regorge de mail de félicitations pour son action. A bon entendeur salut! Il sera réélu député sans difficulté. Prenez en de la graine Messieurs les politiques de tout bord. Et merci Jean.

  • Euzenot-furiga, le 25/04/2006 à 16h45

    Si les japonais ne sont pas content qu'ils plient bagage, si tous les français cessaient d'acheter made in japan on verrait qui est gagnant. Les japonais se sont comporté pire que les nazis (il faut le faire) ils n'ont aucun remorts c'est dans leur nature. En fait la seule chose de bien qu'ont fait les states c'est de leur faire cadeau de 2 oeufs de Pâques. C'est pour cela que je pense que les US ne sont pas totalement mauvais. Bon et celui-là il passe ? Chapeau M. lassalle j'aimerai que mon député soit comme vous.

  • Ben-Oït, le 25/04/2006 à 16h37

    Et bien moi berger des Pyrénées, j'en ai marre de subventionner grassement les agriculteurs, et les éleveurs, NA !

Lire tous les commentaires

       Chargement en cours...
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        A lire aussi
        logAudience