Le Pen prône la formation d'une "coalition des patriotes"

Par Par AG avec (afp), le 12 avril 2006 à 16h54 , mis à jour le 12 avril 2006 à 17h02

Jean-Marie Le Pen lance l'idée d'une "coalition des patriotes", derrière son nom, pour permettre à la "droite populaire, sociale et nationale de prendre le pouvoir" en 2007. Invitation aussitôt rejetée par le parti de Philippe de Villiers.

L'instant du vote pour Jean-Marie Le Pen...Le leader du Front National a mis son bulletin dans l'urne à Saint-Cloud... © INTERNE

Le FN entend bien faire ses choux gras de la crise du CPE. Notamment en récupérant tous les électeurs déçus de la droite. Mardi soir, partant du principe qu'"il y a une place pour une nouvelle force politique à côté de la droite UMP et de la gauche, le patriotisme national", Jean-Marie Le Pen a commencé à dévoiler sa stratégie pour 2007. Interrogé par une chaîne de télévision, le président du FN s'est ainsi prononcé pour une "stratégie de conquête du pouvoir pour la droite populaire, sociale et nationale", englobant l'élection présidentielle et les élections législatives.

Le MPF rejette l'invitation

"Il faut une candidature unique des patriotes aux élections présidentielles", qui devrait être celle du président du Front national, compte tenu des résultats obtenus lors de la dernière élection présidentielle, a-t-il expliqué. Ensuite, ceux qui ont soutenu cette candidature unique pourraient se rassembler dans une "coalition" capable d'emporter la victoire aux élections législatives qui suivront la présidentielle, a-t-il ajouté. Cet appel s'adresse notamment au camp de Philippe de Villiers.

Invitation déclinée dès ce mercredi par le numéro 2 du Mouvement pour la France (villiéristes) Guillaume Peltier. "Si Jean-Marie Le Pen veut faire gagner le camp des patriotes, qu'il ait la lucidité de laisser d'autres représenter ce camp" à la présidentielle, a-t-il déclaré. "Il est un tel repoussoir qu'il ne pourra pas faire gagner ce camp", a-t-il ajouté, estimant que la suggestion de Jean-Marie Le Pen était "un aveu de faiblesse" de sa part. Le Pen cherche ainsi "à limiter l'hémorragie" vers le Mouvement pour la France qui séduit chez les militants et sympathisants du FN, a-t-il conclu.

Transferts 

Effectivement, Damien Bariller, l'ancien bras droit de Bruno Mégret lorsque celui-ci était le numéro 2 du FN, a rejoint mercredi le MPF dont il présidera la fédération des Bouches-du-Rhône. Depuis l'automne, le MPF a ainsi été rejoint par le maire d'Orange Jacques Bompard, vieux briscard du FN, et par quelques anciens cadres locaux du parti de Jean-Marie Le Pen, ainsi que par le dernier maire que comptait encore le FN, Marie-Christine Bignon, maire de Chauffailles (Saône-et-Loire). Le FN a pour sa part enregistré le ralliement des trois responsables du MPF de Corse.

Par Par AG avec (afp) le 12 avril 2006 à 16:54
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles France
  

Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

       Chargement en cours...
      • Le grand quiz de l'info
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        Nous recommandons
        logAudience