
L'histoire pourrait-elle se répéter dans un an ? En 2002, il y a tout juste quatre ans, le président du Front National parvenait au deuxième tour de l'élection présidentielle. Une semaine plus tard, il perdait largement face à Jacques Chirac. Pour 2007, Jean-Marie Le Pen y croit toujours. Et il peut s'appuyer sur un sondage IFOP/Acteurs Publics et Metro qui démontre que l'extrême-droite continue de peser dans le paysage politique français. Fort des conclusions de ce sondage (voir le détail), le président du Front National, invité de LCI, déclare vendredi matin qu'il est "le seul actuellement à pouvoir incarner une véritable alternative avec le pouvoir UMPS, c'est à dire la gauche et la droite qui se sont succédé ou qui ont collaboré depuis 30 ans". A propos de l'élection présidentielle de 2007, il estime qu'il faut un candidat d'"alternative nationale" et qu'il était le mieux placé puisqu'il a "trois fois passé la barre des 15%".
"Je m'attends bien à ce qu''il y ait quelque chausse-trappe sur ma route, je m'attends bien à rencontrer quelques sous-marins soit en plongée soit en surface, mais j'en fais mon affaire. L'élection présidentielle n'est pas une course d'obstacles entre individus, il s'agit du sort de notre pays et de son avenir", a-t-il dit.
A propos de la future loi sur l'immigration, J.M Le Pen a affirmé sur LCI que "l'immigration revêt dans notre pays un tel caractère catastrophique que toutes mesures ou mesurettes qui seront proposées, même si elles vont dans le bon sens, sont hors d'état de résoudre le problème"."Il faut faire cesser l'immigration et ce n'est pas la voie dans laquelle s'engage le gouvernement français", a-t-il estimé.
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