Pour ne pas oublier Guy-André Kieffer

le 16 avril 2006 à 16h37 , mis à jour le 16 avril 2006 à 16h46

Deux ans après la disparition du journaliste franco-canadien en Côte d'Ivoire, des proches se sont rassemblés dimanche à Paris pour dénoncer "l'inertie" des autorités sur ce dossier.

TF1/LCI Guy-André Kieffer Fred Nérac

Tous ont réclamé des "efforts concrets". Les proches et la famille du journaliste franco-canadien Guy-André Kieffer, disparu il y a deux ans en Côte d'Ivoire dans des circonstances qui n'ont jamais été élucidées, se sont rassemblés dimanche à Paris pour dénoncer "l'inertie" des autorités françaises et ivoiriennes sur ce dossier.

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"Il s'agit de rappeler cette disparition pour qu'elle ne tombe pas dans l'oubli", a expliqué Me Chantal Hounkpatin, l'une des avocates de la famille du journaliste. "L'enquête piétine, elle est aujourd'hui au point mort. Il n'est pas normal qu'au bout de deux ans, rien n'ait abouti", a-t-elle ajouté. Une tentaine de personnes, rassemblées place de la Nation sous des photos de Guy-André Kieffer, ont distribué des tracts avec la photo du journaliste disparu.

Engager un détective privé

Guy-André Kieffer, correspondant de la Lettre du continent, publication spécialisée consacrée à l'Afrique, enquêtait sur des malversations dans la filière cacao, sujet extrêmement sensible dans ce pays qui en est le premier producteur mondial. Selon son frère Bernard Kieffer, le journaliste, qui a été enlevé en plein jour le 16 avril 2004 à Abidjan sur le parking d'un supermarché, enquêtait également sur des achats d'armes par le régime du président Laurent Gbagbo.

Le beau-frère de l'épouse du président ivoirien Simone Gbagbo, Michel Legré, la dernière personne à avoir vu vivant Guy-André Kieffer, sur le parking du supermarché, a été inculpé par la justice ivoirienne mais remis en liberté, a rappellé Me Hounkpatin. Un juge d'instruction a demandé sans succès à l'entendre en France, a ajouté l'avocate, en dénonçant "la désinvolture avec laquelle la famille est traitée" par le ministère français des Affaires étrangères qui lui a conseillé "d'engager un détective privé".

le 16 avril 2006 à 16:37
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