
D'une semaine à l'autre, le discours n'est plus le même. Le mot " CPE " a disparu de la bouche du Premier ministre mardi après-midi à l'Assemblée. Face aux députés, il a affirmé que désormais, " sa priorité " était de "sortir de la crise actuelle" qui n'est "dans l'intérêt de personne". En réponse à une interpellation de Marie-George Buffet (PCF), le Premier ministre a par ailleurs indiqué que le dialogue prévu entre les parlementaires UMP et les partenaires sociaux sur le contrat première embauche devait "parvenir rapidement à de bonnes solutions".
Vivement interpellé par le président du groupe socialiste à l'Assemblée, Jean-Marc Ayrault sur une interrogation: "Qui gouverne aujourd'hui en France ?", Dominique de Villepin a assuré que "chacun était dans son rôle" dans la gestion de la crise du CPE, désormais confiée à l'UMP et à son président Nicolas Sarkozy. "Le président préside, le gouvernement gouverne, le parlement légifère et les partis concourent, selon les termes de notre Constitution, à la vie démocratique", a-t-il déclaré, "chacun, vous le voyez bien, est dans son rôle".
Larcher monte au front
En réponse à ceux qui affirment que la loi sur l'Egalité des chances était une " loi virtuelle ", le ministre délégué à l'Emploi, Gérard Larcher a mis en avant les mesures contenues dans ce texte en matière d'emploi des jeunes. "Ce matin, nous avions une réunion pour la mise en oeuvre effective à la fois de l'encadrement des stages, de la reconnaissance de leur rémunération et de leur parcours dans le cursus scolaire", a-t-il fait valoir, à propos de cette loi qui crée par ailleurs le contrat première embauche (CPE).
" Nous préparons les dispositifs qui vont nous permettre de créer en trois ans 155.000 places en alternance dans les grandes entreprises de plus de 250 salariés", a-t-il dit. Il a également évoqué la mise en place de 15 zones franches urbaines et l'extension d'autres.
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