
A la tribune, samedi soir, le Président du MJS, Razzye Hammadi a exprimé les attentes exigeantes du Mouvement. "Jamais la gauche n'a vaincu sans projet de transformation", a-t-il lancé, en rappelant que la demande "d'un droit à l'avenir n'a pas toujours été entendue, y compris chez nos aînés" du PS. Bruno Julliard s'est fait "le messager d'une attente très forte". "Vous avez la responsabilité urgente de lui trouver une traduction politique", a-t-il dit aux dirigeants socialistes, car il n'y aura "pas de sanction naturelle de la droite en 2007" du seul fait de la victoire contre le CPE.
"Responsabilité et humilité"
Les revendications d'une allocation d'autonomie pour tous les jeunes en formation ou en insertion, une VIe République "primo-ministérielle", le droit de vote des étrangers "à toutes les élections", l'égalité des droits entre tous, quelle que soit leur orientation sexuelle, ont rencontrés un vif succès. "Ce soir, nous avons eu l'honneur et le privilège de vous présenter le seul et unique candidat que nous soutenons: le projet", a conclu Razzye Hammadi. Aux candidats à l'investiture, il a demandé "responsabilité et humilité". Se sont aussi exprimés à la tribune des représentants du Collectif contre l'immigration jetable et de Génération précaire, créée pour lutter contre les stages et petits boulots non payés.
Autonomie du MJS
Avant de parler devant les jeunes, François Hollande a expliqué le sens de sa venue: "Quand une jeunesse a pris la parole, donné ses priorités, posé ses exigences, la moindre des choses, c'est de l'entendre, de partager et ensuite de proposer", a-t-il dit. Le premier secrétaire du PS a déclaré que les propositions du MJS "ne sont pas forcément celles du Parti socialiste". " Si vous êtes autonomes par rapport à nous, permettez-nous de l'être par rapport à vous", a-t-il affirmé. Il a cependant approuvé, en y mettant des bémols, notamment un étalement dans le temps, plusieurs propositions du MJS: allocation d'autonomie pour tous les jeunes, plan logement universel.
Désaccords et divisions
En revanche, il a réaffirmé son désaccord avec l'institution d'une Ve République qui confierait l'essentiel du pouvoir exécutif au Premier ministre en réduisant les pouvoirs du chef de l'Etat. "Ce n'est pas le problème, le problème, c'est de savoir si nous avons un vrai parlement avec des pouvoirs réels, une vraie décentralisation (...)". Le député-maire de Tulle n'a pas abordé la question du mariage homosexuel, une des revendications du MJS, qui divise le PS, Ségolène Royal, par exemple, y étant opposée. "Je ne ferai pas une proposition que je ne pourrai pas tenir", a aussi affirmé François Hollande. Mais, a-t-il dit au milieu des jeunes, "tout notre combat, c'est de faire que ce ne soit pas plus dure pour votre génération" que pour les précédentes.
(D'après AFP)
Image LCI: François Hollande samedi soir à la tribune du meeting des MJS.
Retour MYTF1
Chargement en cours...



