
L'affiche était alléchante et les questions de sécurité omniprésente ont partiellement éclipsé la dimension sportive de l'inédite finale de Coupe de France de football entre Marseille et le PSG, qui a vu samedi soir la victoire du club parisien par 2 buts à 1. Les affrontements entre supporteurs ont donné lieu à 39 interpellations et 26 gardes à vue pour faits de vol, de vol avec violence ou de jets de projectile.
PSG-OM : le "boycott général" des supporters de l'OM
En refusant de venir pour le match de dimanche au Parc des Princes, ils entendent ainsi protester contre les mesures de sécurité imposées par le ministère de l'Intérieur. 1.500 supporters marseillais étaient attendus.
Publié le 27/02/2010
"Lamentable de devoir faire tout ça"
Nicolas Sarkozy, venu visiter le poste de commandement de sécurité chargé de surveiller les incidents aux abords du Stade de France, a observé une bagarre sur les écrans de contrôle, opposant apparemment différents groupes de supporteurs du PSG, armés de matraques et de bouts de bois. "C'est quand même un peu lamentable pour un événement sportif qu'on soit obligés de faire tout ça", a ajouté le ministre en référence à l'exceptionnel dispositif de sécurité, souhaitant une "fermeté absolue et qu'on ne tolère plus rien" espérant "que les gens interpellés seront condamnés extrêmement sévèrement".
Eviter les dérapages
Jamais en effet un match de football en France n'aura suscité pareil déploiement de forces de l'ordre et pareille mobilisation des dirigeants des deux clubs pour éviter le scénario catastrophe : un affrontement massif entre supporteurs des deux équipes aux abords, voire à l'intérieur, du Stade de France. Une ambiance qui se ressentait largement samedi après-midi alors que les supporters affluaient vers le Stade de France. Des aficionados marseillais, très encadrés pour éviter le moindre dérapage, avaient commencé à prendre le train dès 8H du matin pour assister au match. Trois trains Corail transportant 2.500 personnes étaient ainsi partis entre 8H et 8H30 de la gare Saint-Charles. Huit TGV, transportant 6.200 autres supporteurs, prenaient la suite entre 11H et 14H. Soixante CRS, 40 membres de la Police aux frontières, 20 agents de sûreté de la SNCF et 170 stadiers de l'OM accompagnaient les supporteurs.
Plus d'une centaine de bus affrétés
Une fois arrivés à Paris, les supporteurs ont été directement transportés au Stade de France où le coup d'envoi de la finale a été donné à 20H45. En RER pour ceux arrivant gare de Lyon ou gare d'Austerlitz, en métro pour les deux TGV arrivant à Montparnasse. Ni RER ni métro ne marquaient d'arrêt avant Saint-Denis.
Plus d'une centaine de bus avaient également été affrétés spécialement pour transporter à Paris les supporteurs marseillais qui avaient réussi à décrocher l'un des 18.000 billets pour la finale. D'autres avaient décidé de se rendre par leurs propres moyens dans la capitale. Aussi, sur les routes, les services de sécurité des autoroutes A7 et A6 avaient été sensibilisés à ce déplacement, les aires d'autoroutes sécurisées et des fouilles effectuées aux péages. Les bus étaient pris en charge en région parisienne par les effectifs de sécurité locaux.
Photo d'ouverture : le PSG devant l'hôtel de Ville - DR
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