Rentrée dans le calme dans les facs

le 24 avril 2006 à 10h46 , mis à jour le 24 avril 2006 à 15h35

Après 6 à 8 semaines d'interruption en raison du mouvement anti-CPE, les cours ont repris ce matin dans les facultés des régions parisienne et bordelaise. A Jussieu, de légères altercations ont eu lieu entre une poignée d'irreductibles et des vigiles.

sorbonne après cpe

Deux semaines après la mort déclarée du CPE, l'heure de la reprise a sonné ce matin pour les étudiants d'une vingtaine de facultés des régions parisienne et bordelaise. A Jussieu (Paris VI), qui fut l'un des bastions de la fronde étudiante, quelques irréductibles ont tenté en début de matinée de perturber l'accès au site. Sans succès. La majeure partie des étudiants se présentant à l'entrée de la fac souhaitait reprendre les cours pour tenter de réussir leurs examens de fin d'année, dont l'échéance approche.

Reprise progressive à la Sorbonne

Après six semaines de fermetures, la Sorbonne, autre lieu hautement symbolique, a également rouvert ses portes. Dans le calme. Les étudiants pouvaient entrer dans le bâtiment en montrant leur carte aux quelques vigiles postés devant les deux entrées de l'université. Deux véhicules de gendarmes mobiles stationnaient, par précaution, devant le bâtiment.

Jussieu, ce matin
Néanmoins, la reprise n'est pour l'heure autorisée qu'aux étudiants en troisième cycle des quatre universités du site (Paris I, II, III et IV), en raison des travaux de remise en état qui restent à accomplir. Le coût des dégâts est estimé entre 500 000 et un million d'euros. Le quartier historique et touristique proche du boulevard Saint-Michel avait été transformé en place forte, bouclée par des policiers et ceinturée de barricades métalliques de plus de deux mètres, après l'occupation de la Sorbonne par des manifestants anti-CPE les 10 et 11 mars.

A l'université Bordeaux 2, où les étudiants en sciences humaines avaient voté la reprise des cours juste avant que ne commencent les vacances, la rentrée s'annonçait calme également. Sur les 84 universités françaises, de nombreux établissements avaient été touchés par les mouvements de grève des anti-CPE. La fermeture des facs cumulée aux deux semaines de vacances, a conduit certains étudiants à ne pas avoir de cours pendant deux mois. Il aura fallu attendre le retrait du texte il y a deux semaines pour que les pro-blocages se décident à retirer les barricades de fortune installées aux abords des établissements universitaires et libèrent les amphis.

Une Commission Université-Emploi installée mardi à la Sorbonne

Le Premier ministre Dominique de Villepin installera mardi à la Sorbonne la Commission nationale chargée d'organiser le débat sur les liens entre université et emploi. Ce "grand débat national" avait été annoncé par le président Jacques Chirac lors de son allocution, le 31 mars, en pleine crise contre le CPE (contrat première emauche). Il aura pour thèmes "l'orientation, l'information et l'insertion professionnelle", "la professionnalisation des études dans le cadre du cursus  'Licence Master Doctorat'" et "l'apprentissage et le développement de  l'alternance", a précisé Matignon. Le 10 avril, M. de Villepin avait affirmé qu'il fallait "traiter le problème  des universités", dont la crise du CPE a révélé "le malaise profond", et  souhaité "davantage de professionnalisation des filières" universitaires..

Photo :  l'entrée de la Sorbonne, ce matin (DR)

le 24 avril 2006 à 10:46
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3 Commentaires

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  • Amédée, le 24/04/2006 à 16h04

    Tiens j'ai vu le petit julliard au congrés des socialistes. Il a du prendre les consignes du parti afin de préparer sa rentrée. Au fait ils font quoi pour les dépradations? "C'est nous qu'on paye?"

  • HENRY Xavier, le 24/04/2006 à 14h25

    Vous vous trompez. La Sorbonne est ouverte à tous les étudiants qui y suivent des enseignements et non aux seuls étudiants de troisième cycle.

  • Valérie, le 24/04/2006 à 12h41

    Je suis une française de l'étranger fatiguée de voir ce que mes compatriotes sont en train de faire de la France, fatiguée également de voir les politiciens se déculotter devant des étudiants qui, non content de n'avoir jamains RIEN rapporté à la France, vont lui coûter entre 500'000 et 1'000'000 d'euros pour les dégâts occasionnés. J'espère que les examens seront maintenus dans toute leur rigueur, sans passe-droit et sans compromis. J'espère également que les imbéciles seront virés. Malheureusement pour eux... plus de CPE pour leur assurer un CDI à long terme... comme c'est dommage !!!

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