
Deux semaines après la mort déclarée du CPE, l'heure de la reprise a sonné ce matin pour les étudiants d'une vingtaine de facultés des régions parisienne et bordelaise. A Jussieu (Paris VI), qui fut l'un des bastions de la fronde étudiante, quelques irréductibles ont tenté en début de matinée de perturber l'accès au site. Sans succès. La majeure partie des étudiants se présentant à l'entrée de la fac souhaitait reprendre les cours pour tenter de réussir leurs examens de fin d'année, dont l'échéance approche.
Reprise progressive à la Sorbonne
Après six semaines de fermetures, la Sorbonne, autre lieu hautement symbolique, a également rouvert ses portes. Dans le calme. Les étudiants pouvaient entrer dans le bâtiment en montrant leur carte aux quelques vigiles postés devant les deux entrées de l'université. Deux véhicules de gendarmes mobiles stationnaient, par précaution, devant le bâtiment.
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| Jussieu, ce matin |
A l'université Bordeaux 2, où les étudiants en sciences humaines avaient voté la reprise des cours juste avant que ne commencent les vacances, la rentrée s'annonçait calme également. Sur les 84 universités françaises, de nombreux établissements avaient été touchés par les mouvements de grève des anti-CPE. La fermeture des facs cumulée aux deux semaines de vacances, a conduit certains étudiants à ne pas avoir de cours pendant deux mois. Il aura fallu attendre le retrait du texte il y a deux semaines pour que les pro-blocages se décident à retirer les barricades de fortune installées aux abords des établissements universitaires et libèrent les amphis.
Une Commission Université-Emploi installée mardi à la Sorbonne |
Photo : l'entrée de la Sorbonne, ce matin (DR)
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