
C'était la dernière université bloquée en France. Les étudiants de Toulouse-Le Mirail ont voté mardi la levée du blocage. Le déblocage de la maison de la Recherche avait été approuvé dans la matinée. A Toulouse toujours, les étudiants de l'université Paul-Sabatier, ont voté la levée du blocage mais aussi la poursuite de la grève.
Les cours ont repris normalement dans les universités qui ne sont pas en vacances, soit un tiers des établissements. "Les cours ont repris partout", a assuré mardi sur France 3 Yannick Vallée, premier responsable de la conférence des présidents d'université (CPU), en répétant que "l'essentiel des examens auront lieu fin juin-début juillet" et seront "rarement reportés à septembre". Selon lui, seules certaines universités, bloquées neuf semaines, comme Rennes II ou Toulouse II, pourraient envisager d'organiser la tenue de leurs examens en septembre.
Les "irréductibles"
D'autres universités très impliquées dans le combat anti-CPE comme Montpellier III ou Lille III ont également raccroché les banderoles mardi. Les dernières résistances ont également été vaincues à Nantes, qui a repris les cours normalement. Rennes II, autre bastion de la contestation, a repris le chemin des amphis dans une atmosphère tendue. Ils ont voté la reprise des cours. "Il reste un groupe d'irréductibles, une vingtaine ou une trentaine d'étudiants" et d'"anarchistes de l'ultra-gauche" qui continuent de perturber l'université, a regretté son président Marc Gonthard.
200 étudiants ont envahi le bâtiment de la présidence de l'université de Caen pour réclamer la démission de sa présidente, à qui les étudiants reprochent sa mauvaise gestion de la crise lors du blocage de l'université.
Parallèlement, une journée d'actions contre la loi sur l'Egalité des chances, le CNE et le projet de loi sur l'immigration, à l'appel de ce qu'il reste de la coordination nationale étudiante après la victoire du CPE, n'a attiré que 2 à 300 personnes à Rennes, entre 150 et 200 à Brest et une centaine à Paris.
Rattrapage et permanence
Vacances ou pas, l'atmosphère est plutôt au ménage, à la remise en état des locaux, et au départ de la course de fond des enseignements jusqu'aux examens. Lyon II a par exemple mis en place un planning de rattrapage et de permanence pendant les vacances, des enseignants de Paris-X-Nanterre ont transmis des cours par Internet, Lille II a déjà prévu des cours le samedi.
Pour effacer les traces de la bataille contre le CPE, les universités touchées ont déjà presque toutes annoncé le report des examens d'une à deux semaines (Lille II et III, Paris VI, Paris X-Nanterre, Dijon, Bordeaux II...), à l'exception de Lyon II qui maintient ses dates. Certaines ont aussi déjà prévu d'organiser leur session de rattrapage en septembre et non en juin comme habituellement.
(L'université Rennes 2 mardi matin/TF1/LCI)
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