Sarkozy : "La flexibilité peut être une chance"

Par D.S., le 11 avril 2006 à 10h08 , mis à jour le 11 avril 2006 à 11h30

Invité d'Europe 1 mardi matin, Nicolas Sarkozy a répété que le gouvernement avait eu raison de "ne pas s'entêter" sur le dossier du CPE. Mais le président de l'UMP a réaffirmé aussitôt la nécessité d'une réforme par un "système gagnant-gagnant". Il a également redit sa solidarité au Premier ministre.

sarkozy tf1 © INTERNE

"Il ne fallait pas s'entêter". Nicolas Sarkozy l'a répété sur Europe 1, mardi matin. "Il fallait faire preuve de lucidité. Il n'y avait pas d'autre solution que de remplacer le CPE". Mais, le ministre de l'Intérieur est aussi le président de l'UMP. Et il sait que la reculade n'a pas plu à son électorat. Seul rescapé de la crise à droite (1), le candidat à l'Elysée risque de voir son image de chantre de la rupture écornée. D'où son discours de reconquête, sur le thème : "oui, la réforme est possible".

Maintenir le CPE, selon lui, aurait surtout rendu service à "la gauche" et "à tous les conservateurs, parce qu'on associait l'idée de la réforme à l'idée de la précarité". "Je pense qu'on peut faire un système gagnant - gagnant, que ce qu'ont fait les autres, on peut le faire nous-mêmes, que le plein emploi chez les autres on peut l'avoir en France", a-t-il ajouté. "Je crois qu'il faut expliquer que la flexibilité peut être une chance". Et d'appeler, pour rassurer les chefs d'entreprise, à agir sur "la durée des périodes de licenciement", tout en suggérant dans le même temps d'"augmenter les indemnités de licenciement, les obligations de reclassement et les impératifs de formation".

Soutien sans faille

Qu'on se le dise, donc, la rupture reste à son programme. Mais pas celle avec le gouvernement. De ce point de vue, Nicolas Sarkozy affiche une solidarité sans faille. La position du Premier ministre est "parfaitement tenable", a-t-il assuré sur Europe 1. En démissionnant, Dominique de Villepin aurait ajouté "une crise politique à une crise sociale". "Ceux qui lui conseillaient de faire ça étaient tellement intéressés que ça se voyait", a-t-il ajouté.

Jusqu'à présent, la ligne de conduite paie. Selon un sondage CSA, 51% des Français font confiance à Sarkozy "pour mener les réformes", devant la socialiste Ségolène Royal (48%). Dimanche, une enquête du même institut de sondage indiquait que 53% des Français (+ 6 points en une semaine) pensent que Nicolas Sarkozy sort renforcé de la crise, alors que 86% (+11 points) jugent Dominique de Villepin affaibli.

(Image d'archive : Nicolas Sarkozy)

Par D.S. le 11 avril 2006 à 10:08
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15 Commentaires

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  • D.S, le 11/04/2006 à 13h19

    J'apprécie le commentaire d'Yves qui met le doigt sur le problème qui est les actionnaires qui ne regardent pas sur la motivation, collaboration etc du salarié mais sur ce qu'il apportera en dividente. plus sur l'intégration et la motivation du salarié et bernadette a raison aussi de dire qu'il faut de la flexibilité car aujourd hui le droit du travail se compose de 2500 texte de loi contre une 20 y a 100 ans. la précarité je la vie mais je la surmonte déjà licencié en 2004 puis bilan de compétence et formation en 1 an pour le nouveau BTS MUC et aprés je repars trouver du travail au galop. le problème es français c'est qu'ils sont peur du changement et dés qu ils se font licencier on a l'impression que tout s'écroule autout deux. je pense que le CPE aurait été une bonne chose pour les TPE qui représentent le vivier des emplois : un artisant, entrepreneur aurait été rassurés par ce contrat mais d'autres l'auraient aussi utilisé à mauvaise escience. regardez les pays ou on a plus q'un CPE tout le monde ne meurt pas et sait se reprendre.

  • Frederic Dupuis, le 11/04/2006 à 12h53

    Il faut arreter de vivre dans le passé. La France à besoin de reformes si nous voulons nous en sortir.Mais helas ce n'est pas avec cette triste jeunesse et nos politiciens plus pitoyables les uns que les autres que nous allons redresser la barre. Le monde change et nous pauvre français nous voulons rester les deux pieds dans les memes sabots, avec nos jours de RTT,nos 35 heures par semaines et surtout avoir de bons gros salaires sans trop se fatiguer. Ouvrez les yeux messieurs les syndicalistes et peuples de gauche!! Vous etes en train de pousser la France vers son declin.On ne peut plus fonctionner comme il y a 50 ans. Le monde bouge tres vite,il y a des pays ou les gens veulent travailler, ou les taxes sont moins elevees pour les societes.Vous croyez franchement que dans ces conditions les entreprises vont rester en France? Le pire c'est que l'on se permet de donner des conseils au reste du monde alors que nous en sommes la risée. Pauvre France.......... Merci de me publier.

  • Paul, le 11/04/2006 à 12h48

    Les Assedics au bout de 4 mois? Heu on les a avant avec un vrai contrat :-) :-) Paul

  • Damien, le 11/04/2006 à 12h21

    A Yves, Paris : Le CPE n'est pas une obligation ! Vous êtes Patron et je vous en félicite mais il existe 36 autres types de Contrats en France ! Vous pouvez donc les utiliser ! Mais le CPE a la particularité d'obtenir des indemnités Assedic à partir du 4ème Mois, un Loca'Pass (un Garant pour une location qui fonctionne très bien), Une formation à partir du premier mois... Enfin, "avait" car c'est du passé !! Maintenant les Jeunes diplomés n'ont rien ! Bravo la Jeunesse Française ! Leur seul slogan : Bronzer à l'ANPE...

  • Lionel, le 11/04/2006 à 12h16

    Vie les reactions digne des guignoles des info. Vive la manipulation.

  • Bernadette, le 11/04/2006 à 12h03

    Certains commentaires frisent ici le ridicule. Je lis "corvéable à merci" et autres émois décalés .. Bon, où donc travaillez-vous Mesdames et Messieurs? vous vous accrochez comme des perdus à un statut d'employé qu'il faut dépasser. Je suis dans une grande compagnie internationale. Le siège européen n'est désormais plus à Paris depuis quelques mois. Il a été déplacé dans deux autres capitales européennes.... réfléchissez à cela. Voilà ce qui se passent quand les français refusent les réformes qui donneraient aux employeurs plus de flexibilité: eh bien ils vont ailleurs. Et je précise que les deux capitales européennes que je mentionne ne sont pas dans des pays émergents mais bien dans des pays comme le nôtre du point de vue économique... enfin pour l'instant car en faisant l'autruche les français vont se réveiller avec un sacré mal de tête. Oui Mr Sarkozy a raison qd il maintient que la flexibilité est nécessaire. Le droit du travail français est vu de l'extérieur comme un carcan à fuir à tout prix. Si on veut travailler on s'en sort! La France aide ceux qui veulent vraiment s'en sortir. Et voilà pour mon Cocorico et YEN A MARRE DE TOUS CES RALEURS PATHOLOGIQUES.

  • Bob, le 11/04/2006 à 11h56

    A Bernard, Montigny les metz : Le Temps de la Sidérurgie est malheureusement fini ! Grâce à la Gauche, après les Etudes, les Jeunes ne trouvent que des CDD de 2 ans, Stages, ... Il faut entre 5 et 8 ans de CDD à laquelle le Patron peut rompre le contrat avant de trouver un CDI (où le Licenciement peut aussi se pratiquer avec des motifs bidons). Le CPE était une chance ! Chômeur, une Entreprise voulait me prendre en CPE... plus maintenant... Merci à vous...

  • Yves, le 11/04/2006 à 11h53

    On lit souvent ici : "moi qui suis de gauche, je vote à droite". A chaque fois, ça me fait rire. Ou encore : "jai une copine d'extrême gauche, et elle est à fond pour le CPE". Avouez quand même que c'est amusant. Moi, je vais vous dire, moi je suis "patron", et en plus c'est vrai. J'ai plus de 220 personnes sous ma responsabilité, et je ne veux pas de ces contrats précaires. Pourquoi ? Parce que la richesse d'une entreprise, ce n'est pas ses actionnaires, c'est d'abord et avant tout les hommes et les femmes qui y travaillent. Je ne vois absolument pas ce que pourrait bien apporter à mon entreprise un contrat qui installe un salarié dans l'inquiétude, je veux au contraire des collaborateurs rapidement au mieux de leurs capacités, et qui sentent que l'histoire s'écrit entre l'entreprise et eux. Le reste, c'est du vent, et si nos ministres (non mais regardez un peu le niveau ...) avaient ne serait-ce qu'une fois dans leur vie fréquenté les couloirs d'une entreprise privée ils ne nous pondraient pas ces usines à gaz infectes à longueur de gouvernance. Quant à Sarkosy, qui est-il donc pour donner sans cesse des leçons aux salariés et aux chefs d'entreprises ? Rien, un courant d'air, un type qui n'a jamais remonté ses manches pour se mettre au boulot. Et surtout qui n'a jamais rien produit. Et, par pure charité, je ne dirai pas un mot sur les quatres élections qu'il a organisé comme Ministre de l'Intérieur, et qu'il a toutes perdu ...

  • Bernard guratti, le 11/04/2006 à 11h17

    J'ai un jeune garçon de 22 ans et une fille de 15 ans. pour leur avenir, j'ai beaucoup de crainte.le CPE est rejeté et ç'est tant mieux. je crois que mes enfants devront se battre souvent pour suvegarder leur dignité comme nos parents l'ont fait dans la sidérurgie.

  • Georges, le 11/04/2006 à 11h15

    Il a quand même scier les branches sur lesquelles il comptait s'assoir pour 2007 la capacité de mener la réforme et les résultats en terme d'emploi.

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