2005 a été marquée par la "montée des réflexes discriminatoires et xénophobes" en France, où les problèmes sociaux ont été traités avec "une réponse essentiellement sécuritaire". Ces propos sont signés du président de la Ligue des droits de l'Homme (LDH) qui publie jeudi son rapport annuel. "Ce qui a été le plus marquant en France en 2005, c'est certainement la montée des réflexes discriminatoires et xénophobes y compris parmi les plus hauts responsables du gouvernement qui ont tenu comme Sarkozy (Nicolas Sarkozy, ministre de l'Intérieur) des propos que même Le Pen (Jean-Marie Le Pen, président du Front National) n'aurait pas prononcés", a déclaré Jean-Pierre Dubois
Le mot de "racaille" avait été utilisé par le ministre de l'Intérieur lorsqu'il s'était rendu, le 25 octobre 2005, à Argenteuil (Val d'Oise) pour vérifier la mise en place du nouveau dispositif contre les violences urbaines. Il avait été l'objet de cris hostiles, ponctués par les jets de projectiles divers.
"Il aurait mieux fait de se taire"
Le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy a déclaré que la polémique ne l'intéressait pas, en réponse à des questions de journalistes sur les accusations à son encontre, Jean-Pierre Dubois. "Je suis mis en cause ? Il (le président de la LDH) aurait mieux fait de se taire. La polémique de m'intéresse pas", a déclaré M. Sarkozy qui sortait de la visite d'une PME de fabrication d'essieux à Trith-Saint-Léger (Nord).
"Ce ne sont pas des questions, ce sont des insultes", a-t-il encore répondu à une question détaillant les accusations de M. Dubois de "montée des réflexes dicriminatoires et xénophobes parmi les plus hauts responsables du gouvernement qui ont tenu comme Sarkozy des propos que même Le Pen n'aurait pas prononcés".
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