CPE : Ségolène Royal au 20H de TF1RENDEZ-VOUS EVENEMENT : SEGOLENE ROYAL REPONDRA A VOS QUESTIONS EN CHAT MERCREDI 12 AVRIL A 17H
Alors qu'elle fait la une de pas moins de quatre hebdomadaires et que le premier chapitre de son livre est sur son site Internet, Ségolène Royal a commenté sur le plateau du 20h de TF1 la crise sociale que traverse le pays. Evoquant "une crise démocratique profonde et une crise morale", elle a estimé que Dominique de Villepin "avait procédé avec beaucoup d'arrogance. Il croit qu'il détient la vérité à lui tout seul, et ça, dans la France moderne, c'est terminé". " La France moderne ", pour la compagne de François Hollande, c'est un pays où " il faut associer les citoyens aux décisions qui les concernent ". Elle a appelé de ses voeux une réconciliation de la France avec ses entreprises, et a défini sa "préoccupation : remettre un ordre juste dans ce pays".
"Respecter les Français"
Dans cette phase de pré-campagne présidentielle, Ségolène Royal fait de "l'écoute" un credo. "Si on fait l'impasse sur cette phase démocratique qui consiste à respecter les Français, qui sont les meilleurs connaisseurs de ce qu'ils vivent et de ce qu'ils attendent, alors les réformes sont considérées comme injustes et pas acceptées", a déclaré la présidente de Poitou-Charentes. Interrogée sur le CPE, elle a jugé aussi que le Premier ministre "avait cédé à la frange la plus conservatrice du patronat, qui considère que la flexibilité doit être supportée par les seuls salariés".
Dans sa ligne de mire également, les agissements de certains grands patrons. Ainsi a-t-elle cité l'attitude de patron de Gaz de France en contre-exemple de ce qui permettrait de "réconcilier la société française avec ses entreprises". "Quand on voit le patron de Gaz de France augmenter son salaire alors que le prix du gaz augmente et que des familles vont basculer dans le surendettement, et qu'il annonce en même temps des licenciements, ça ne donne pas un bon exemple de l'entreprise", a-t-elle dit. "Or, beaucoup de chefs d'entreprises ont envie de construire la France d'aujourd'hui", selon l'ex-ministre.
2007 ? "Il m'appartiendra d'être prête"
Questionnée sur la course à l'Elysée, elle a rappelé sa philosophie : "chaque chose en son temps". "Les sondages me donnent des obligations, mais aucun droit". Ils sont "comme une marque de confiance, à moi d'être à la hauteur de cette confiance et ne pas décevoir", a ajouté la présidente de Poitou-Charentes et députée des Deux-Sèvres. Evoquant les militants du PS, elle a lancé : "Ce sont eux qui auront à désigner leur candidat ou leur candidate" et "ensuite le moment venu, il m'appartiendrait d'être prête".
"Une autre façon de faire de la politique"
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En attendant de mieux connaître son projet, les Français continuent de lui faire confiance: selon une dernier sondage CSA/Parisien, elle reste largement en tête des présidentiables du PS (41%), même si elle a perdu un point en trois mois. Elle devance largement l'ancien Premier ministre Lionel Jospin qui avec 21%, vient en deuxième position.
Photo d'ouverture : Ségolène Royal au 20H de TF1.
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