La Sorbonne de nouveau évacuée

le 24 avril 2006 à 22h32 , mis à jour le 25 avril 2006 à 11h32

Des CRS ont évacué, lundi soir, tous les étudiants qui occupaient à nouveau l'université parisienne afin d'exiger notamment le retrait de la loi Egalité des chances, dans la continuité du mouvement social de mars.

TF1/LCITF1/LCI © TF1/LCI

Le Premier ministre Dominique de Villepin installera mardi après-midi à la Sorbonne la Commission nationale chargée d'organiser le débat sur les liens entre université et emploi. Sa venue se fera sous haute protection policière. En effet, des CRS ont évacué, lundi peu après 20h30, "une centaine d'étudiants" qui occupaient à nouveau l'université, afin d'exiger notamment le retrait de la loi Egalité des chances, dans la continuité du mouvement social de mars. Aucune interpellation n'a eu lieu, selon la préfecture de police de Paris. Les étudiants, qui occupaient les lieux depuis la fin de l'après-midi, ont été raccompagnés vers la sortie dans le calme, a constaté un photographe de l'AFP. 

Selon la préfecture de police, "des dégradations ont été constatées dans des bureaux dans les étages". Les jeunes évacués ont également dégradé dans la soirée une quinzaine de vitrines dans le secteur des Halles et du boulevard Sébastopol, a-t-on appris ce matin de source policière.

"On est là pour montrer que ce n'est pas fini !"

Une étudiante de 21 ans, Elodie, inscrite en 3e année de sociologie à la Sorbonne, avait expliqué durant l'occupation : "on a voté en AG l'occupation de la Sorbonne, parce qu'on voulait faire un coup assez fort, afin d'essayer de relancer le mouvement. On est là pour montrer que ce n'est pas fini!". Les étudiants exigeaient "le retrait de l'intégralité de la loi dite Egalité des chances, du contrat nouvelle embauche (CNE), du projet de loi Ceseda sur l'immigration", ainsi que "le rétablissement des postes aux concours Capes-agreg et l'amnistie des inculpés des mouvements sociaux récents", selon un de leurs porte-paroles.

Le matin-même, les cours avaient repris normalement à La Sorbonne, fermée depuis plus de cinq semaines, après son occupation par des étudiants au cours du mouvement anti-CPE. Le rectorat de Paris avait qualifié cette nouvelle occupation de "pure provocation" de "200 irréductibles qui ne représentent qu'eux-mêmes" alors que "la très grande majorité des étudiants demande de retourner en cours, à quelques semaines des examens". Un porte-parole du rectorat a déclaré peu après l'évacuation: "La Sorbonne rouvrira ses portes pour tous les étudiants mardi matin, à l'exception de l'Ecole des chartes qui a subi de nouvelles dégradations".

Le 10 mars, vers 16H00, la Sorbonne avait été occupée de façon spectaculaire par plusieurs centaines de jeunes gens, qui avaient été évacués par la force le 11 mars vers 4H00 du matin. Les semaines suivantes, le quartier historique et touristique proche du boulevard Saint-Michel avait été transformé en place forte, bouclée par des policiers, et le périmètre autour de la Sorbonne avait été ceinturé de panneaux métalliques de plus de deux mètres de haut. (AFP)

(Evacuation de la Sorbonne lundi soir/TF1LCI)

le 24 avril 2006 à 22:32
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28 Commentaires

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  • DEBORAH, le 25/04/2006 à 12h27

    Aucunes arrestations !!! Mais qui va payer les réparations c'est nous comme d'habitude avec nos impôts !!! Si ces jeunes gens veulent faire preuve de maturité en clamant haut et fort leurs opinions et bien qu'ils payent aussi les dégradations. Je ne comprends pas que la police ne les ai pas interpellés !!!

  • Dom, le 25/04/2006 à 12h18

    Qu'attend-t-on pour appliquer la loi et leur faire rembourser les déprédations ?

  • Pat, le 25/04/2006 à 12h05

    Il est evident que ces etudiants contonuent de manifester car ils savent tres bien qu'ils vont echouer aux exams et essaient de trouver de bonnes excuses.... Evidmement, le sujet est tabou et aucun a la tele n'en parle!

  • David, le 25/04/2006 à 11h54

    Comme disait Jean Lefebvre "Pauvre France" dans la célèbre pièce de théatre!!

  • Mathieu, le 25/04/2006 à 11h49

    Faut qu'ils arretent un peu, je pense qu'ils ont trop pris la grosse tete autant que les hommes politiques ils vont peut etre présenter Juliard au présidentiel..

  • PEDRO, le 25/04/2006 à 11h47

    Non mais pour qui ils se prennent ces petits c.... d'anarchiste. Si le gouvernement ne fait rien pour les punir de facon exemplaires il ne sera pas etonnant de voire DEVILLIER ou l'extreme droite gagner l'année prochaine, car moi je voulais voter Sarko mais finalement je crois que ce sera LE PEN, sauf si Sarko tape du point sur la table et foute en tole ces anarchistes avec des peines exemplaires.

  • Alexandra, le 25/04/2006 à 11h29

    Ce sont des minables qui n'ont rien d'autre à f......, à part dit "nan", qu'on les arrête, point barre

  • Aurelia, le 25/04/2006 à 11h28

    Va t'on en finir un jour avec ces groupuscules pro-gauchistes qui se prennent pour des rebelles, un bon coup pied dans le cul s'impose, et au boulot !!!!

  • Zeb, le 25/04/2006 à 11h06

    Pathétique ... Un tel acharnement dans la marche arrière, une telle constance dans la bétise épaisse ...donnent simplement la nausée.

  • Emeric, le 25/04/2006 à 10h23

    Retirer le CPE était la meilleure solution pour montrer que les bloqueurs avaient le dernier mot. A la prochaine mesure impopulaire, on bloque les facs et elle sera retirée. Si vous aimez perdre du temps pendant que des personnes sont (vraiment) dans des situations précaires, restez en France ! Emeric 24 ans

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