Les leaders syndicaux, le 24 mars 2006 © TF1/LCIAvant de modifier le CPE par proposition de loi, les parlementaires veulent dialoguer : "dès le début de la semaine, nous ferons tout pour ouvrir un dialogue, un échange avec toutes les organisations syndicales, socio-professionnelles et de jeunes qui souhaiteront y participer", a ainsi expliqué Bernard Accoyer, chef de file de l'UMP à l'Assemblée.
Ce dialogue, les syndicats ne sont pas contre. La plupart ont d'ailleurs expliqué samedi qu'ils étaient prêts à rencontrer les parlementaires... pour mieux exprimer leur souhait d'un retrait.
Pour Force Ouvrière, "la porte n'est pas fermée pour une discussion parlementaire", a avancé une porte-parole, ajoutant que "ce sera pour leur répéter que nous réclamons le retrait du CPE". Jean-Claude Mailly, secrétaire général de FO, a précisé qu'il "ne peut être question de discuter avec les parlementaires s'il s'agit d'aménager le CPE. Des discussions ne pourraient avoir lieu, après concertation entre les organisations syndicales, que si la question du retrait ou de l'abrogation du CPE est sur la table".
Même son de cloche à la CFDT : "Si c'est pour appliquer ce qu'a dit le président de la République vendredi, je n'en vois pas l'utilité. Si c'est pour nous demander ce que nous voulons, c'est autre chose", a déclaré son secrétaire national Rémy Jouan.
La CFE-CGC a pour sa part précisé qu'elle avait "depuis toujours répondu aux invitations des groupes, quel que soit leur bord politique, pour discuter des dépôts de leurs propositions de loi". Mais "si nous rencontrons les parlementaires UMP, c'est pour leur demander en premier lieu d'enlever complètement le CPE", a expliqué son secrétaire général Jean-Louis Walter.
Les syndicats ont sans exception maintenu leurs appels à la mobilisation pour mardi prochain.
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