© TF1Laurent Perpère a été mis en examen pour "travail dissimulé et usage de faux", dans le cadre de l'enquête sur une trentaine de transferts douteux conclus pendant sa présidence, de 1998-2003. Une source judiciaire confirme cette information parue jeudi matin dans le quotidien l'Equipe. Début mars, Francis Graille, qui lui avait succédé à la tête du club, avait également été mis en examen par la juge financière Françoise Desset, chargée d'instruire le dossier avec le juge Renaud van Ruymbeke. Laurent Perpère avait été auditionné dans le cadre de cette affaire début février, en tant que témoin assisté.
Transferts douteux du PSG : le procès s'ouvre
Laurent Perpère et Francis Graille, 2 ex-présidents du club, sont accusés d'avoir demandé à Nike des compléments de salaires pour que le PSG paie moins de charges et les joueurs moins d'impôts. Sont aussi jugés les relations entre le club et les agents.
Publié le 15/03/2010
Laurent Perpère conteste
L'ancien président parisien, qui n'a pas souhaité s'exprimer sur le dossier, conteste avoir commis la moindre illégalité. Laurent Perpère "récuse les termes de contrat fictif ou d'habillage" explique son avocat, Me Pierre Cornut-Gentille. "Les contrats individuels d'image signés par Nike avec plusieurs joueurs n'avaient nullement pour objet de faire payer par la marque des salaires fictifs au lieu du PSG, mais de permettre à des joueurs, dont les exigences de rémunération dépassaient les possibilités du club, de conclure de vrais contrats d'image, contenant de vraies obligations et d'un intérêt économique évident pour l'équipementier". Le témoignage de l'ancien directeur financier du club, Pierre Frelot, mis en examen le 15 décembre dernier, vient pourtant contredire la version l'ancien patron du club. Selon lui, le système frauduleux "s'était vraiment mis en place" après l'arrivée de Laurent Perpère.
Economiser sur les charges sociales et l'impôt sur le revenu
Les magistrats, qui enquêtent depuis janvier 2005 sur des transferts douteux, avaient obtenu fin septembre l'autorisation du parquet d'enquêter sur un système d'entente présumée entre l'équipementier Nike et le PSG, destiné à rémunérer des joueurs en économisant sur les charges sociales et l'impôt sur le revenu. L'enquête préliminaire qui a précédé l'information judiciaire n'avait pas mis au jour de malversations, mais avait dévoilé des montages financiers complexes, accompagnés de commissions élevées, laissant supposer de possibles commissions occultes.
Le groupe Canal+, filiale de Vivendi Universal, qui détient pour le moment la majorité du capital du PSG et le club s'étaient constitués partie civile en janvier dernier, fournissant des pièces au dossier, notamment des contrats d'agents de joueurs ou des documents comptables, pour éviter une perquisition au siège du club. Un audit interne réalisé en avril 2005 par Vivendi Universal avait conlu à l'existence d'un système illégal de rémunération. L'URSASAF s'est également constituée partie civile, pour évaluer le "montant de ses préjudices".
Photo : Laurent Perpère (archives)
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