
Même s'il reconnaît que cette crise du CPE avait été "une épreuve, un temps extrêmement difficile", Dominique de Villepin ne veut pas se décourager. Invité lundi soir du 20 heures de TF1, le Premier ministre a réaffirmé qu'il n'avait pas l'intention de "baisser les bras" dans la lutte contre le chômage des jeunes. Nous allons et nous voulons intensifier les réponses à apporter en ce qui concerne en particulier ceux qui rencontrent le plus de difficultés, a-t-il déclaré. Cette situation ne se règlera pas d'un coup de baguette magique".
Et d'estimer que cette crise lui permettrait de "tirer des leçons, peut-être en sortir avec plus d'expérience". "La première leçon d'une crise, c'est de changer soi-même pour apporter plus de réponses", a ajouté le chef du gouvernement. "Nous allons et nous voulons intensifier les réponses à apporter en ce qui concerne, en particulier, ceux qui rencontrent le plus de difficultés", a-t-il déclaré.
"Trouver les moyens d'en sortir"
Interrogé sur le remplacement du contrat première embauche (CPE) par une nouvelle proposition de loi, il a expliqué: "Nous avons fait un constat, le président de la République, le gouvernement, la majorité (...) d'une situation de blocage". Face à cette situation "la première responsabilité d'un gouvernement, c'est de trouver les moyens d'en sortir. C'est exactement ce que nous avons fait aujourd'hui".
Il a pourtant regretté que le CPE, "outil anti-précarité", soit "devenu le symbole de la précarisation alors qu'il allait donner des dizaines de milliers d'emplois à des jeunes qui n'en avaient pas". "Les peurs, les inquiétudes ont été plus fortes que la proposition que nous avions faite", a-t-il reconnu sobrement, faisant un parallèle avec la crainte de la mondialisation exprimée lors du référendum européen. Mais il s'est félicité d'avoir pu, tout au long de la crise, compter sur un gouvernement "uni". Et "l'ensemble de la majorité a été unie derrière le président de la République".
"Le malaise profond"
Démentant les "rumeurs" selon lesquelles il aurait exercé des pressions sur l'Elysée, il a assuré avoir "travaillé (en) totale confiance avec le président de la République". Alors que Nicolas Sarkozy a crédité le Premier ministre d'un "bon travail au service de la France", ce dernier a déclaré: "Nous sommes dans le même état d'esprit, tous soucieux de travailler ensemble".
M. de Villepin a affirmé que sa position sur 2007 "n'a jamais varié: j'ai toujours indiqué que je n'avais pas d'ambition présidentielle, que ma seule mission" était de "servir comme chef du gouvernement pour apporter des réponses concrètes à nos compatriotes".
Au cours des prochains mois, le Premier ministre veut proposer aux partenaires sociaux et organisations étudiantes et lycéennes de traiter "pas à pas les problèmes" de l'emploi des jeunes. Il faut aussi traiter "de manière très concertée et mesurée" le problème des Universités, dont la crise du CPE a révélé "le malaise profond". Il a notamment appelé à débattre d'une professionnalisation accrue des filières universitaires.
(Le Premier ministre lundi soir sur le plateau du JT de TF1)
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