La mère de Marie-Hélène Gonzalez présentant une photo de sa fille, mardi, lors de l'appel à témoin des familles des "disparues de la gare de Perpignan" Les familles des "disparues de la gare de Perpignan", quatre jeunes femmes brunes disparues entre 1995 et 2001 près de la gare, ont lancé mardi un appel à témoin pour tenter d'expliquer les trois meurtres et la disparition qui "les hantent encore".
Réunies chez leur avocat, Me Etienne Nicolau, les familles de Tatiana Andujar (17 ans lors de sa disparition), Mokhtaria Chaïb (19 ans), Marie-Hélène Gonzalez (22 ans) et Fatima Idrahou (23 ans) ont expliqué que "quelqu'un doit savoir quelque chose, a dû voir ou entendre une information qui permettrait de relancer l'enquête".
Des corps chirurgicalement découpés
Un crâne "d'une jeune femme entre 15 et 20 ans, morte il y a une dizaine d'années", selon les enquêteurs, retrouvé au Boulou le 9 mars dernier, a un instant laissé penser qu'on avait peut-être retrouvé des restes de Tatiana Andujar, disparue sans laisser aucune trace. Mais les analyses ADN n'ont depuis pas permis d'identifier ces ossements.
Concernant les autres jeunes disparues, les corps chirurgicalement ou quasi-chirurgicalement découpés de Mokhtaria Chaïb et Marie-Hélène Gonzalez ont été retrouvés sans que les enquêteurs aient pu déterminer qui était l'auteur de ces crimes. Enfin, un gérant de bar, Marc Delpech, a été condamné pour le viol et le meurtre de Fatima Idrahou, dans des circonstances encore assez mystérieuses.
Les familles craignent que les dossiers soient classés avant que toutes les analogies ou concordances, mêmes ténues, entre les quatre cas soient explorées. La mère de Tatiana a même demandé à Marc Delpech d'avouer s'il est le meurtrier de Tatiana : "En France on ne cumule pas les peines, il peut le dire sans conséquences", a-t-elle déclaré.
Photo d'ouverture : la mère de Marie-Hélène Gonzalez présentant une photo de sa fille, mardi, lors de l'appel à témoin des familles des "disparues de la gare de Perpignan" - DR
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