Aucune trace de collision sur l'épave du Liberté

le 30 mai 2006 à 17h54 , mis à jour le 30 mai 2006 à 18h04

L'inspection par des plongeurs de l'épave du Liberté, dont le naufrage a coûté la vie vendredi au PDG de Michelin, a permis d'écarter définitivement l'hypothèse d'une collision. Si les raisons du drame restent inconnues, des indices semblent montrer que "les choses se sont passées très vite", selon la procureure de la République.

TF1/LCI Plongeurs épage Liberté

L'hypothèse d'une collision est définitivement exclue pour expliquer le naufrage du Liberté qui a coûté la vie à Edouard Michelin et probablement au patron pêcheur qui l'accompagnait, a confirmé le parquet de Quimper mardi, à la suite d'une inspection de l'épave par des plongeurs.

"Il n'y a pas d'anomalie sur les structures ni sur la coque du navire, ce qui confirme l'exclusion de l'hypothèse d'une collision avec un autre navire", a déclaré la procureure de la République Anne Kayanakis lors d'une conférence de presse à Quimper, après une plongée de la Marine sur l'épave, la veille.

Le canot de survie toujours arrimé au bateau

Avant l'inspection de ce bateau de 8,50 mètres qui gît par 70 mètres de fonds à 15 km à l'ouest de Sein, au large de la Bretagne, le parquet avait déjà indiqué que l'hypothèse d'une collision n'était pas privilégiée. Les images du robot qui a identifié le navire dimanche semblaient en effet montrer que la partie qu'il pouvait voir de la coque était intacte. Mais ce robot ne pouvait entrer dans le bateau, contrairement aux plongeurs.

Les plongeurs de la Marine nationale ont en outre pu constater que le canot de survie était toujours arrimé au bateau, ce qui montre qu'il n'a pas été détaché et "que les choses se sont passées très vite", a poursuivi la magistrate. Les militaires ont aussi remarqué qu'un cordage s'est "enroulé plusieurs fois autour de l'hélice, mais il n'est pas possible de dire si c'est la cause ou la conséquence du naufrage", a-t-elle ajouté.

Le Liberté a sombré vendredi au large de Sein, alors que le PDG du numéro un mondial du pneumatique pêchait le bar avec le patron de ce bateau, Guillaume Normant. Le corps d'Edouard Michelin a été retrouvé dès vendredi mais Guillaume Normant, président du comité des pêches d'Audierne, est toujours porté disparu. Le ministre de l'Agriculture Dominique Bussereau a rendu lundi hommage au disparu et s'est engagé, dans un communiqué, à "mobiliser les moyens de l'Etat à la fois pour retrouver le corps de Guillaume Normant, déterminer les circonstances exactes de ce terrible drame et aider sa famille à endurer cette douloureuse épreuve".

(Les plongeurs de la Marine/TF1/LCI)

le 30 mai 2006 à 17:54
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