© INTERNELes faits remontent à la nuit du 15 au 16 mars 2003. Bernadette Baudoin, 46 ans, tuait son amant, Luc Levent, 27 ans, de plusieurs coups de feu avec un pistolet à grenaille. Elle décidait ensuite de le découper en morceaux avec une hache. Avertis le 17 mars par un psychiatre à qui elle avait raconté les faits au téléphone, les policiers découvraient à l'arrière du pavillon de Bernadette Baudoin, rangés sur la terrasse, des sacs poubelle contenant le tronc et les membres de la victime, ainsi qu'une hache.
La quadragénaire, qui a reconnu les faits tout en ayant du mal à expliquer son geste, est accusée d'"homicide volontaire et atteinte à l'intégrité d'un cadavre". Tenant des propos tout à la fois précis et étranges, elle a expliqué aux policiers que la nuit du drame, après avoir parlé avec Luc Levent de l'insécurité, elle lui avait montré le pistolet qu'elle possédait. Ce dernier avait joué avec, puis elle s'était retrouvée avec l'arme à la main quand plusieurs coups de feu étaient partis, touchant son ami à la tête.
Exécution "programmée"
La victime, éducateur dans l'association où travaillait Bernadette Baudoin, était son amant depuis plusieurs mois. Ce jour-là, tous deux s'étaient retrouvés, semble-t-il, pour ce qui devait être un week-end de rupture. Luc Levent, qui vivait à nouveau depuis quelques temps avec une jeune femme qu'il connaissait depuis plusieurs années, allait avoir un enfant. Pour la famille du jeune homme "c'est le pourquoi de son exécution programmée". A l'ouverture du procès, leur avocat, maître Philippe Louis demandera donc la requalification des faits en homicide volontaire avec préméditation.
L'autopsie a montré que Luc Levent avait été atteint de cinq coups à bout touchant dans la tempe. Il a fallu plusieurs dizaines de coups de hache pour découper le corps. Les experts ayant examiné l'accusée ont relevé une "fragilité structurelle de la personnalité" qui a pu altérer son discernement. Le verdict est attendu mercredi.
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