Le PS au bord de la crise de nerfs

le 22 mai 2006 à 19h08 , mis à jour le 23 mai 2006 à 12h14

Le ton monte au PS à l'approche de l'échéance de 2007 avec des contentieux entre François Hollande et les présidentiables. Le premier secrétaire s'est agacé de leur absence samedi aux états généraux du projet à Marseille tandis qu'eux critiquent de plus en plus sa méthode.

François Hollande (LCI/TF1)François Hollande (LCI/TF1) © LCI/TF1

Le ton monte au PS à l'approche de l'échéance de 2007 avec des contentieux entre le premier secrétaire François Hollande et les présidentiables. L'absence de tous ces présidentiables aux états généraux du projet à Marseille samedi est la dernière en date des querelles entourant la compétition pour la désignation du candidat socialiste à l'Elysée en 2007. 

François Hollande s'était agacé de ces défections: "on est là tous les samedis, je ne sais pas où sont les autres". "Je leur conseille d'être eux-mêmes, mais aussi de ne pas trop nous oublier", avait renchéri Henri Emmanuelli, chargé de ces états généraux dont Marseille était la septième et avant-dernière étape.

"Ca cafouille"

Le maire de Paris Bertrand Delanoë leur a donné raison, mais a regretté que François Hollande ne soit pas intervenu "plus tôt" car, a-t-il dit, "ça cafouille". Pour les partisans de Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius, c'est pousser le bouchon un peu loin. François Hollande et Henri Emmanuelli ont en effet demandé aux présidentiables de ne plus s'exprimer en réunion plénière des états généraux et de limiter leurs interventions aux ateliers qui la précèdent. Le député Claude Bartolone, proche de Laurent Fabius, y voit la marque de la "duplicité" de François Hollande.

"Des campagnes individuelles effrénées"

Une accusation formulée de manière plus feutrée par les strauss-kahniens: le premier secrétaire "est dans son rôle quand il constate que, lorsque les présidentiables ne sont pas là, il n'y a pas de reprise dans les médias. Il l'est un peu moins quand il leur demande d'être présent mais leur refuse la parole dans les états généraux", a dit le député Jean-Christophe Cambadélis. Selon l'entourage d'Henri Emmanuelli, l'objet des réunions plénières est "de restituer la parole" des militants plutôt que de donner lieu à "un festival" des candidats à la candidature.

Jack Lang déplore "que le Premier secrétaire ait laissé s'ouvrir prématurément et sans aucune règle des campagnes individuelles effrénées et qu'il ait accepté que certains de ses proches prennent ouvertement parti en faveur de tel ou tel candidat". "L'équipe nationale du parti doit rester neutre", insiste-t-il. Selon Claude Bartolone, "le premier secrétaire organise le désordre", parce qu'il pense qu'il "peut lui donner l'occasion de se renforcer" dans la bataille interne pour 2007.

La "froide colère" de Ségolène

De son côté, Ségolène Royal n'entend pas se laisser faire. Selon le Journal du Dimanche, elle est entrée mardi dernier dans "une froide colère" contre son compagnon à l'idée qu'il pourrait soutenir Lionel Jospin. Julien Dray, un de ses proches, a démenti tout mécontentement. A propos des modalités du débat entre présidentiables réclamé par Laurent Fabius, Jack Lang et DSK, "elle a simplement dit: +On ne me fera pas faire n'importe quoi+", a-t-il souligné.

Des "bisbilles" qui n'intéressent pas DSK

Dominique Strauss-Kahn a qualifié lundi de "bisbilles" la querelle interne sur l'absence des présidentiables aux états généraux du parti samedi dernier, ajoutant que cela ne l'"intéresse pas". "Les questions touchant au fonctionnement du parti ne relèvent pas de moi, elles relèvent du premier secrétaire. Je ne veux pas perdre de temps avec ça", a déclaré à la presse Dominique Strauss-Kahn, qui présentait son livre "365 jours - Journal contre le renoncement" (éditions Grasset), qui sort cette semaine. Interrogé sur les propos du maire de Paris Bertrand Delanoë sur la nécessité de remettre de l'ordre dans le parti, il a néanmoins répondu: "Il a raison", souhaitant aussi qu'il y ait "des règles claires" pour la désignation du candidat socialiste à l'Elysée. 

(D'après AFP)

le 22 mai 2006 à 19:08
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14 Commentaires

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  • Regis, le 23/05/2006 à 12h05

    Sacrés socialistes, meme pas foutus d'accorder leurs violons et ils voudraient diriger la France????? décidemment, il n'ont pas beaucoup évolué depuis les années 80.... :-))))))))

  • PM, le 23/05/2006 à 11h41

    Encore une fois la marmite "socialiste" bout et bouillonne!! Alors, qu'ils se crêpent le chignon et laissent la France tranquille!! On n'a pas besoin de tous ces fesse-mathieux dans le paysage!!

  • Steph, le 23/05/2006 à 11h22

    Etrange stratégie (ou manque de stratégie) ?? c'est à croire qu'ils font tout pour perdre les prochaines élections ! y aurait-il des Pb auxquels ils ne souhaitent pas s'attaquer ? bizare....

  • DUPONT, le 23/05/2006 à 10h36

    Et la France dans tout cela ? Ce qui intéresse toute cette équipe de bras cassé, c'est leur petite personne ! Cela promet pour l'avenir.

  • MARIE, le 23/05/2006 à 10h35

    Je suis heureux de voir que les grandes leçons de morale et de savoir vivre que les gens de la gauche nous donnent sont valables pour eux aussi !!!! je m'amuse ! merci

  • Philippe, le 23/05/2006 à 09h27

    Pauvre France, elle qui a besoin pour 2007 d'une personalité forte, charismatique, et sachant rassembler.....

  • Sige, le 23/05/2006 à 08h08

    C'est bien la grande pagaille chez eux , et ils veulent donner des leçons !!!!!!!!

  • Pti louis, le 23/05/2006 à 00h22

    Et ça recommence....vous n'en avez pas 'marre' de toutes ces sempiternelles guignoleries...à gauche comme à droite d'ailleurs (sans oublier les extrêmes)...fon iech...

  • Leslie, le 22/05/2006 à 22h21

    On parle énormémet des divisions au sein de l'UMP mais apparament à gauche c'est pire lol y'a pas deux camps y'en a 10!

  • Seb, le 22/05/2006 à 22h11

    Je suis d'accord. Je suis moi aussi de droite, mais le seul qui ait un discours intelligent et réfléchi à gauche c'est Strauss Kahn. Lui au moin ne se contente pas de critiquer les autres mais observe la situation de monde actuel, surtout au niveau économique.

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