LCI/TF1 © LCI/TF1Après avoir essuyé de nombreuses critiques après l'amnistie de Guy Drut, Jacques Chirac a estimé vendredi que "priver la France d'un siège au sein du Comité olympique et notamment d'une compétence absolument reconnue, aurait été irresponsable, alors que la loi prévoyait précisément ce cas". Le président de la République faisait ainsi référence à la loi du 6 août 2002 qui prévoit la possibilité d'amnistier des personnes qui se sont distinguées d'une manière exceptionnelle dans les domaines humanitaire, culturel, sportif, scientifique ou économique.
Jacques Chirac a précisé que le Garde des Sceaux, Pascal Clément, lui avait proposé d'amnistier l'ancien ministre des Sports "après un examen approfondi du dossier par les services de la Chancellerie". "Je l'ai accepté en application de la loi", a-t-il ajouté. "Donc c'était parfaitement légitime", a-t-il affirmé. Le chef de l'Etat a rappelé que seuls trois Français - Jean-Claude Killy, Guy Drut et Henri Sérandour - siègeaient au CIO. L'échec de Paris en juillet dernier face à Londres pour organiser les Jeux de 2012 a montré "à quel point il était essentiel d'être présent" dans les instances de l'olympisme, a-t-il déclaré.
Guy Drut avait été condamné en octobre 2005 à 15 mois de prison avec sursis et 50 000 euros d'amende dans l'affaire des marchés publics d'Ile-de-France. Après cette condamnation, le député UMP et ancienchampion olympique avait été suspendu provisoirement de tous ses droits en tant que membre du CIO le 9 décembre dernier.
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