© INALe général Rondot a demandé mardi par l'intermédiaire de son avocat Eric Morain à avoir accès au dossier Clearstream sous le statut de témoin assisté. l'ex-conseiller pour le renseignement et les opérations spéciales du ministre de la Défense entre 1997 et 2005, a été entendu pendant 14 heures par les juges Jean-Marie d'Huy et Henri Pons le 28 mars. Dans sa déposition publiée en intégralité sur le site internet du quotidien Le Monde, il apparaît notamment que le nom de l'actuel ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy a été prononcé lors d'une réunion au Quai d'Orsay le 9 janvier 2004 sur l'affaire Clearstream au cours de laquelle Dominique de Villepin aurait demandé au général Rondot d'enquêter sur des personnalités politiques.
"On peut considérer qu'après trois perquisitions, à son bureau, à son domicile, à sa résidence secondaire et après une audition de 14 heures, on ne peut pas en demander autant à quelqu'un sans lui donner un minimum de droits", a déclaré Me Morain. Deux autres auditions du général Rondot sont prévues prochainement selon l'avocat qui s'est refusé à en communiquer la date.
Le statut de témoin assisté est à mi-chemin entre le statut de simple témoin contre lequel ne pèse aucune charge et celui de mis en examen contre lequel il existe des "indices graves et concordants". Le statut de témoin assisté requiert qu'il soit "vraisemblable" que la personne ait pu participer aux faits poursuivis. Selon Me Morain, à la suite de sa demande d'audition comme témoin assisté, le dossier doit être communiqué au procureur de la République pour des réquisitions.
Photo : Philippe Rondot, archives (TF1/LCI, crédit INA)
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