Le général Philippe Rondot. Photo publiée en Une du JDD Nouveau rebondissement dans l'affaire Clearstream ce dimanche matin. Philippe Rondot ne se rendra pas aux convocations de la justice dans l'affaire Clearstream. Il s'en explique dans les colonnes du Journal du Dimanche: "J'ai demandé (...) à bénéficier du statut de témoin assisté pour avoir accès au dossier d'instruction, ne serait-ce que pour consulter mes propres notes et agendas", explique-t-il. "Les juges n'ont même pas daigné répondre. C'est la raison pour laquelle je ne me rendrai pas aux deux convocations qui m'ont été adressées", dit-il. "Et si on veut m'y conduire de force, ce qui est vraisemblable, je refuserai de répondre aux questions qui me seront posées", affirme encore le général Rondot.
"Traité comme un voyou"
Philippe Rondot, qui avait déjà été entendu le 28 mars, doit être entendu à nouveau les 18 et 22 mai par les juges Jean-Marie d'Huy et Henri Pons qui enquêtent sur l'affaire Clearstream. "Je ne crois plus dans l'instruction menée par ces juges (...) Mon audition a été longue et éprouvante", poursuit le général Rondot. "J'étais décontenancé. N'ayant rien à me reprocher, j'ai répondu honnêtement", ajoute-t-il, "sans pouvoir me référer à mes documents, et en faisant quelques confusions. J'ai été traité de menteur, ils m'ont menacé et traité comme un voyou. ça m'a choqué".
"Les listings sont un montage"
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| La Une du JDD présentant l'interview du général Philippe Rondot - DR |
Compte caché de Chirac: "une non-affaire"
Questionné sur l'existence d'un "compte caché" de Jacques Chirac au Japon, il répond : "c'est une non-affaire". Philippe Rondot affirme encore : "Mon sentiment, c'est que Jean-Louis Gergorin (ndlr : l'un des dirigeants d'EADS supposé être le corbeau dans l'affaire) est à l'origine de l'affaire avec Imad Lahoud (ndlr : l'informaticien qui eu accès aux listings), et que Dominique de Villepin était de bonne foi". Le général Rondot tient, par ailleurs, Nicolas Sarkozy pour "une victime, car son nom apparaît dans une liste, tardivement". "Il s'agit d'une calomnie. Mais de là à dire qu'il était une cible, je n'en sais rien", dit-il encore. "Je n'ai subi aucune pression, et n'ai eu aucun contact avec l'Elysée, Matignon ou le ministère de la Défense au cours des dernières semaines", déclare encore le général Rondot. "J"ai vécu péniblement le fait que l'on se serve de mes documents pour salir le président de la République et Dominique de Villepin", a-t-il conclu.
Photo d'ouverture : le général Philippe Rondot. Photo publiée en Une du JDD - DR
(D'après AFP)
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