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Clearstream : Rondot sera entendu "de force"

Edité par
le 19 mai 2006 à 16h56
Temps de lecture
3min
TF1/LCI : le général Philippe Rondot. Photo publiée en Une du JDD

Le général Philippe Rondot. Photo publiée en Une du JDD /

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SociétéLe parquet de Paris a requis jeudi soir l'usage de la force pour faire entendre le général Philippe Rondot, témoin capital de l'affaire Clearstream, par les deux juges qui en sont en charge. "On attend sereinement que les juges viennent le chercher", a déclaré sur LCI.fr son avocat maître Eric Morain. Mon avocat ne résistera pas".

Il ne s'est pas rendu, de gré, à ses convocations chez le juge. Il s'y rendra donc de force. C'est ce qu'a requis jeudi soir le parquet de Paris à l'encontre du général Philippe Rondot, témoin capital de l'affaire Clearstream, a-t-on appris vendredi de source judiciaire. Un peu plus tôt dans la journée de jeudi, les magistrats jean-Marie d'Huy et Henri Pons avaient rédigé un procès-verbal de carence, constatant que l'officier général ne s'était pas rendu à leur convocation, conformément à ce qu'il avait annoncé dans la presse. Ils avaient ensuite saisi le parquet.

"On attend sereinement que les juges viennent le chercher (ndlr : le général), a déclaré sur LCI.fr son avocat maître Eric Morain. Mon client ne résistera pas". Cette interpellation devrait intervenir lundi prochain, date initialement prévue pour sa deuxième audition. Mais une fois dans le bureau des juges, Philippe Rondot ne répondra vraisemblablement pas aux questions des juges. "Nous assistons à une instruction qui n'a plus ni queue ni tête, déplore maître Morain. On continue à entendre les mauvaises personnes et pas les bonnes. Il y a eu trois perquisitions chez mon client, il a été auditionné pendant quatorze heures. C'est inédit de faire peser autant d'obligations sur une personne sans lui apporter un minimum de statut. Le général Philippe Rondot demande juste à être assisté d'un avocat pendant ses auditions".

Les contradictions du général

Ex-conseiller pour le renseignement et les opérations spéciales (Cros) du ministre de la Défense de 1997 à 2005 avait reçu deux convocations pour l'entendre comme témoin les jeudi 18 et lundi 22 mai.  Dans une interview exclusive dans la dernière édition du Journal du Dimanche, le général Rondot avait prévenu que sa demande de bénéficier du statut de témoin assisté ayant été laissée sans réponse, il ne se rendrait pas aux convocations. "Si on veut m'y conduire de force (...) je refuserai de répondre aux questions qui me seront posées", avait-il ajouté.

Lors d'une première audition devant les juges le 28 mars, le général Rondot avait expliqué qu'il avait été chargé en janvier 2004 par Dominique de Villepin, sur "instructions" de Jacques Chirac, d'enquêter sur les comptes présumés de personnalités, dont Nicolas Sarkozy, citées dans les listings Clearstream. Faisant machine arrière, le général Rondot a finalement exonéré dans le JDD le Premier ministre et le président de la République, expliquant que Villepin ne lui a jamais demandé "d'enquêter" sur son rival ou d'"autres hommes politiques".

Le co-pdt d'EADS demande le licenciement de Gergorin

Noël Forgeard, a demandé que soit engagée "une procédure de licenciement à l'encontre de Jean-Louis Gergorin", l'un des vice-présidents du groupe, mis en cause dans l'affaire Clearstream, a annoncé EADS vendredi. Jean-Louis Gergorin avait été déchargé de ses fonctions à sa demande depuis le 10 mai pour "se consacrer à sa défense". Tout en rejetant le terme de "corbeau" de Clearstream, il a notamment avoué dans des confessions médiatiques être l'auteur d'envois anonymes parvenus en mai et juin 2004 au juge d'instruction van Ruymbeke. (D'après AFP)

(Photo reprise sur la Une de l'edition du JDD dans lequel s'est exprimé le Général Rondot)

Commenter cet article

  • HELENE : Quand on pense qu'il s'âgit d'un officier de renseignement français étant unanimement reconnu par ses collègues comme remarquable ; on peut légitimement s'interroger sur la façon dont nos politiques comme notre justice traitent leurs serviteurs!!! Remarquez, ce n'est pas nouveau, il suffit de compter les sacrifiés de la Légion pour des ambitions coloniales trop souvent dérisoires. Après cela, allez susciter des vocations dans l'armée de personnes brillantes, obéissantes et courageuses!!! Courage Général et courage à votre famille.

    Le 19/05/2006 à 20h37
  • Bassompierre : De quel droit monsieur Rondot n'irair-il pas a une convocation du juge alors que les accuses a tort d'Outreau ont ete menaces de sanctions administratives et financieres en cas de non presentation devant la commission .Merci tf1 de me publier

    Le 19/05/2006 à 20h27
  • Thomas : JW (loquacity) il n'y a aucun rapport entre la torture et une convocation de force. Tout est bon pour critiquer la Justice.

    Le 19/05/2006 à 20h00
  • Marianne : Qd on voit que la presse ENTIERE, à la solde de Sarkhozy, de façon grotesque ou par messages "subliminaux", distille heure par heure, en les déformant, chaque mot et chaque déclaration, et dans un seul sens, on comprend bien qu'il y a grosse manipulation. C'est grotesque et inquiétant. ROndot a raison de ne pas vouloir répondre : il a compris queles juges ont également un parti pris : celui de rouler pour Sarkho.

    Le 19/05/2006 à 19h50
  • Erika galichon : Je suis scandalisée, outrée, par la façon dont est traité le Général Rondeau qui n'a fait que servir la France! Pour avoir fait son devoir, il se trouve traité comme un criminel, mais, nous marchons sur la tête!!

    Le 19/05/2006 à 18h46
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