Le procès de sept militants de Greenpeace, poursuivis à Marseille pour être montés à bord de l'ex porte-avions Clemenceau, a été reporté au lundi 16 octobre, a-t-on appris lundi de source judiciaire.
Les militants de l'organisation écologiste - trois Français, deux Belges, un Danois et un Indien - doivent comparaître devant la chambre militaire du tribunal correctionnel de Marseille pour avoir pénétré "frauduleusement sur un terrain ou engin militaire". Ils encourent un an d'emprisonnement et 15.000 euros d'amende.
La nuit sur le mât du Clémenceau
Ils ont participé à l'action de Toulon, le 12 décembre 2005, où certains étaient montés à bord du navire, en haut du mât pour y passer la nuit, pendant que les autres avaient grimpé dans des grues sur le port militaire ou avaient approché le bateau avec des embarcations, a rappelé Yannick Jadot, directeur des campagnes de Greenpeace France. Deux d'entre eux sont également poursuivis pour avoir mené une action le 12 janvier au large du canal de Suez. Ils avaient fait irruption sur le porte-avions français et avaient passé la nuit sur le mât principal.
"Ces actions symboliques étaient faites pour demander une expertise indépendante des quantités de produits toxiques à bord du Clemenceau, ce qui aura finalement lieu à Brest après son arrivée (mercredi, ndlr): on est rarement légitimés aussi rapidement !", s'est réjoui Yannick Jadot. Le Clemenceau se trouve actuellement en remorquage au large du Portugal et devrait arriver dans la rade de Brest le 17 mai, en attendant que soit trouvée la solution pour le désamianter.
Image: le Clémenceau. DR.








