Attentat à Ajaccio en Corse TF1/LCI © TF1/LCICe n'est pas huit mais le double d'attentats - ou tentatives - qui ont été perpétrés cette nuit en Corse. Sans revendications. Outre les explosions d'Ajaccio et de plusieurs localités du sud de l'île (lire notre article), la Sécurité intérieure a découvert quantité de dégradations vendredi matin. Ainsi, une des charges explosives qui n'avaient pas fonctionné dans la nuit a explosé devant les gendarmes aux abords d'une résidence secondaire de Portigliolo, sans faire de blessés.
Pendant que les gendarmes établissaient le périmètre de sécurité à Portigliolo, les artificiers de la sécurité publique désamorçaient une charge de cinq ou six kilos devant une agence du Crédit Lyonnais dans un quartier périphérique d'Ajaccio. A quelques dizaines de mètres de là, ils en avaient neutralisé une autre dans les bureaux de la Chambre d'Agriculture de Corse-du-Sud, qui avaient déjà été légèrement endommagés vers minuit par un premier attentat.
Tout avait commencé à 22 heures jeudi, avec cinq attentats quasiment simultanés en Corse-du-Sud, dont un endommageant la devanture d'une perception du Trésor public en plein centre d'Ajaccio, près d'une terrasse de café à moitié pleine. Au même moment, une tentative avortait devant le rectorat de Corse, toujours à Ajaccio, la mèche de la charge explosive ayant fait long feu. D'autres lieux symbolisant la présence de l'Etat français ont également été visés durant la nuit, comme un bureau de la Poste et un bureau de l'Office hydraulique à Corte (Haute-Corse) ou une agence d'exploitation d'EDF à Porto-Vecchio (Corse-du-Sud). Le préfet de Corse, Michel Delpuech, a estimé vendredi que les indépendantistes clandestins "n'aimaient pas la Corse" et agissaient contre ses intérêts. D'après AFP
(Image LCI/TF1 : hier soir, sur les lieux d'un attentat)
Retour MYTF1
Chargement en cours...



