10 mai 2006 : mis en cause par plusieurs médias dans l'affaire Clearstream, Jean-Louis Gergorin demande à être déchargé de ses fonctions au sein d'EADS pour "se consacrer à sa défense".Jean-Louis Gergorin, vice-président d'EADS mis en cause dans l'affaire Clearstream, a été déchargé de ses fonctions au sein du groupe européen d'aéronautique et de défense, pour "se consacrer à sa défense". Le dirigeant, désigné par plusieurs médias comme l'auteur de lettres anonymes mettant en cause injustement des personnalités politiques, aurait demandé lui-même à être délesté de ses fonctions opérationnelles, "le temps qui lui sera nécessaire pour répondre aux mises en cause dont il fait l'objet".
Le groupe, qui officialise cette info, a accédé à sa requête. Selon le groupe, Jean-Louis Gergorin, qui nie être le corbeau et a porté plainte contre ces accusations, n'est pas sous le coup d'une mise en examen. Selon le Canard Enchaîné, le dirigeant a rencontré fin avril 2004 le juge Van Ruymbeke dans le cadre de l'affaire des frégates de Taïwan. Le juge a confirmé. L'avocat qui a organisé l'entrevue confidentielle aussi.
En mai et en juin suivants, le magistrat a reçu des envois anonymes. Et, toujours selon le Canard, ces courriers donnent des informations identiques à celles données par Gergorin lors de la rencontre secrète. Des informations identiques mais fausses comme le démontrera le juge Van Ruymbeke. Si le rôle du cadre d'EADS était confirmé, il resterait aux juges à expliquer ses mobiles. Jean-Louis Gergorin était à l'époque au coeur d'une guerre de succession à EADS. Il est, par ailleurs, un ami personnel de Dominique de Villepin.
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