Imad Lahoud clame son innocence

le 14 mai 2006 à 20h53 , mis à jour le 14 mai 2006 à 22h41

Dans une interview exclusive diffusée dimanche soir sur TF1, l'informaticien, qui est l'un des personnages centraux de l'affaire Clearstream, affirme : "Je ne suis pas le corbeau." Il dit aussi avoir "peur physiquement".

TF1/LCI : Clearstream : l'informaticien Imad LahoudClearstream : l'informaticien Imad Lahoud

Retrouvez l'intégralité de l'interview d'Imad Lahoud

L'informaticien Imad Lahoud, un des personnages clés mis en cause dans l'affaire Clearstream, a affirmé qu'il n'était "pas le corbeau" dans une interview réalisée il y a quelques jours et diffusée dimanche par TF1. Dans cet entretien, diffusé alors qu'il a été hospitalisé dimanche matin, le directeur scientifique d'EADS indique avoir "peur physiquement".

"Je ne suis pas le corbeau, je n'ai rien à voir avec le corbeau et j'espère que la vérité se fera vite. Je n'ai jamais manipulé quoi que ce soit", dit-il. "Ma crainte, c'est que je me retrouve dans quelques jours, quelques semaines, avec du soi-disant fichier incriminé sur mon ordinateur mais je ne sais pas qui sont les manipulateurs dans cette affaire. La seule chose que je sais, c'est qu'ils sont méchants, puissants et capables de tout", ajoute-t-il.

"Je n'ai jamais travaillé sur les hommes politiques"

Sur le listing Clearstream, il précise s'y être interessé "au tout début de (sa) relation avec les services de renseignements français". "C'était à la suite d'une réunion avec trois hauts personnages des services. A été décidée une mission de reconnaissance, je dirais, auprès du journaliste Denis Robert que je suis allé voir en mission commandée pour la DGSE", poursuit-il. Il a remis le cd-rom que lui a donné Denis Robert "à la personne en charge de l'opération à la DGSE" et ne l'a "plus revu".

"Je n'ai jamais travaillé sur les hommes politiques, je n'ai jamais travaillé sur les milieux de l'industrie et de l'armement", souligne Imad Lahoud, pour qui "les deux personnes qui obsédaient le général Rondot étaient Gilbert Flam (magistrat en détachement à la DGSE) et Jean-Jacques Martini (chargé de la défense du patrimoine à la DST)". "Pour le général Rondot, ces deux personnes avaient enquêté sur le compte du président de la République au Japon et au Liban et il voulait leur faire la peau", affirme Imad Lahoud. Les noms de Flam et Martini apparaissent dans les listing truqués de Clearstream, selon les indications du général Philippe Rondot aux juges le 28 mars.

Imad Lahoud hospitalisé

Imad Lahoud a été hospitalisé dimanche matin à la suite de la pression qu'il subit dans cette affaire, a indiqué son avocat, Me Olivier Pardo. "Ce n'est pas un moyen d'échapper à la justice. Sauf avis médical contraire, il se rendra à toute convocation de celle-ci", a-t-il souligné. L'avocat a ajouté que son client n'a pas "digéré un article du Figaro de samedi complètement à charge, et pour lequel le journaliste n'a pas pris la peine de nous appeler". Il n'a pas indiqué quand son client sortirait de l'hôpital et n'a pas souhaité préciser le lieu d'hospitalisation.

Photo d'ouverture : l'informaticien Imad Lahoud - DR

le 14 mai 2006 à 20:53
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5 Commentaires

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  • Bob, le 15/05/2006 à 12h10

    Et ses anciens procés, c'est de la comédie ?

  • Ludo, le 15/05/2006 à 11h41

    Oui enfin voila, ce n'est qu'une déclaration. M. Lahoud, en tant qu'ex membre des services secrets est à mon avis bien entraîné pour jouer la comédie. Je ne dis pas qu'il ment, j’affirme simplement qu'il est impossible de savoir s'il dit la vérité... Jouer les victimes, c’est facile !

  • Flo, le 15/05/2006 à 09h38

    IL est innocent! mais au fait pourquoi a t-il fait de la prison???

  • Eric, le 15/05/2006 à 02h00

    Courage Imad, Je suis comme toi, informaticien et tout comme toi j'ai été accusé à tort d'avoir été un corbeau lors d'une histoire de fesses dans ma société. La Justice a prouvé le contraire, mais j'ai perdu beaucoup de crédibilités... Ton affaire est plus grâve, certe, mais notre profession est assez périlleuse je dois dire car nous sommes les premiers visés dans ce genre d'affaire.

  • Joly Eva, le 14/05/2006 à 22h31

    Une véritable republique bananière : voilà la France. Meurtres et coups tordus. Ces gens-là n'ont vraiment honte de rien.

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