Certains voudraient en faire le pirate informatique. Celui qui aurait pénétré le système de Clearstream, pour y pêcher les listes de comptes à la demande de l'ex vice-président d'EADS, Jean-Louis Gergorin. Celui qui, selon le général Rondot, aurait falsifié ces documents pour impliquer Nicolas Sarkozy. Lui dément. Et comme l'ont fait tour à tour plusieurs acteurs clé de cette affaire, il s'exprime dans la presse.
"Je n'ai jamais pénétré le système informatique de Clearstream. Je n'ai jamais essayé. Je n'ai donc jamais fait de démonstration (...) Je mets (le général Rondot) au défi d'apporter la plus petite preuve à ces accusations", assure-t-il au Figaro samedi. "Ce n'est pas moi le corbeau et ce n'est pas moi le falsificateur. Je n'étais pas le seul informaticien à fréquenter (Jean-Louis Gergorin). Tous les cabinets, tous les consultants de Paris étaient en relation avec lui".
La DST informée par la presse
L'informaticien affirme avoir été "présenté par Jean-Louis Gergorin au général Rondot au début de l'année 2003". C'est ainsi qu'il commence à travailler pour la DGSE "de février 2003 à mai 2003". Après et jusqu'en juillet 2004, il assure avoir travaillé "essentiellement pour le général Rondot". Pas sur l'affaire Clearstream : "Je travaillais exclusivement sur les réseaux de financement islamistes", affirme-t-il.
Selon le Figaro, le chef du contre-espionnage français, Pierre de Bousquet de Florian avoir entendu parler de l'affaire Clearstream la première fois par Dominique de Villepin, "le 4 juillet 2004". Et, non, par Jean-Louis Gergorin, qu'il admet toutefois avoir rencontré "le 3 mars 2004" au cours d'un déjeuner pendant lequel "à aucun moment, l'affaire Clearstream n'a été évoquée en tant que telle". Quand à l'implication fausse de Sarkozy, le patron de la DST l'aurait apprise "après la publication d'un article du Point" le 8 juillet 2004.
(Image TF1/LCI : Imad Lahoud)








