Nicolas Sarkozy entendu par le juge

le 09 mai 2006 à 09h59 , mis à jour le 08 septembre 2006 à 12h02

Le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy a été entendu pendant deux heures mardi matin dans le bureau du juge Jean-Marie D'Huy. Il était auditionné à sa demande, comme partie civile dans le cadre de l'enquête sur les dénonciations calomnieuses du corbeau dans l'affaire Clearstream.

TF1/LCI Nicolas Sarkozy TF19 Mai 2006 : Le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy est entendu pendant deux heures par le juge Jean-Marie D'Huy. Il était auditionné à sa demande, comme partie civile.

Semaine décisive pour Dominique de Villepin et pour l'affaire Clearstream. Les premières auditions ont débuté mardi matin avec celle du ministre de l'Intérieur. Nicolas Sarkozy a quitté mardi peu après 11H30 le bureau du juge Jean-Marie D'Huy qui l'a entendu pendant deux heures comme partie civile dans le cadre de l'enquête sur les dénonciations calomnieuses du corbeau dans l'affaire Clearstream. "J'ai été reçu en tant que victime, je leur ai dit que je voulais la vérité, je leur fais toute confiance pour la trouver", a simplement déclaré à sa sortie M. Sarkozy sans autre précision.

Le ministre de l'Intérieur a été entendu au pôle financier, rue des Italiens (IXe) par le juge d'Huy, l'un des deux juges avec Henri Pons enquêtant sur cette affaire. Visé par l'un des courriers du mystérieux dénonciateur, Nicolas Sarkozy s'est constitué partie civile le 31 janvier dans ce dossier d'instruction visant les faits de "dénonciations calomnieuses". Il a aussitôt demandé à être entendu par les magistrats sur cette affaire dans laquelle le Premier ministre Dominique de Villepin, son concurrent potentiel à la candidature à la Présidence de la République, apparaît en première ligne. Mardi soir, quelques heures après cette audition, la "détestable affaire Clearstream" s'est d'ailleurs invitée dans le discours du président de l'UMP prononcé à Nîmes, au milieu d'un long plaidoyer pour la France (lire : "Sarkozy dénonce "l'immobilisme" et "la détestable affaire Clearstream")

Une affaire d'Etat

Depuis, le dossier a pris la dimension d'une affaire d'Etat après la mise en cause devant MM. Pons et d'Huy du Premier ministre et indirectement du président de la République, Jacques Chirac, par le général Philippe Rondot, conseiller pour le renseignement et les opérations spéciales (Cros) du ministre de la Défense de 1997 à fin 2005. L'officier général a expliqué aux juges avoir été chargé le 9 janvier 2004 par Dominique de Villepin d'opérer des "vérifications" sur des personnalités citées par les courriers du corbeau. "A aucun moment, il ne s'est agi d'enquêter sur de quelconques personnalités politiques", avait assuré jeudi le Premier ministre, ajoutant que "le nom de Nicolas Sarkozy n'a pas été évoqué", lors de cette réunion," en liaison avec de quelconques affaires" mais "comme ministre de l'Intérieur".

Après Nicolas Sarkozy, d'autres victimes du corbeau qui se sont également constituées partie civile seront entendues. Parmi elles, Dominique Strauss-Khan, Alain Madelin, Jean-Pierre Chevènement, Patrick Ollier, mais aussi la société Cleartrseam.

La motion de censure des députés socialistes

Les députés socialistes ont décidé mardi du "principe du dépôt d'une motion de censure" dont ils fixeront la date en fonction des développements de l'affaire Clearstream, a-t-on appris auprès de plusieurs d'entre eux. Les députés socialistes fixeront la date du dépôt de leur motion de censure "au moment opportun et en fonction des derniers développements" de l'affaire Clearstream, ont rapporté le député PRG apparenté au groupe PS, Roger-Gérard Schwartzenberg et le député PS de Paris Christophe Caresche. Les socialistes sont partagés entre une motion de censure dénonçant "l'ensemble de la politique du gouvernement", et une motion centrée sur l'affaire Clearstream. Un peu plus tôt dans la matinée, le porte-parole du PS, Julien Dray avait expliqué que les socialistes attendaient pour déposer une éventuelle motion que Jacques Chirac s'exprime. "Comme on attend une décision du président de la République, on est amené à différer l'utilisation de la motion de censure en fonction de cela", avait-il dit.

le 09 mai 2006 à 09:59
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles France
  

16 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • Sige, le 10/05/2006 à 07h58

    La gauche as la mémoire bien courte !!!!!!

  • Foutage, le 09/05/2006 à 17h36

    Motion de censure des socialistes ?!?!?! quand on pense à la fin de règne de Mitterrand et au cortège de morts (ou suicidés) et scandales qui ont jalonnés ses 2 septennats... y'a de quoi se taper le ventre par terre !!!!!! HIIIIIIHIIIII

  • Kolb, le 09/05/2006 à 17h34

    Un peu de décence messieurs les socialistes, vous semblez oublier bien vite tous les scandales qui se sont passés sous le règne de Mitterand. Vous devriez balayer d'abord devant votre porte et surtout devant celle de Hollande.

  • Mat, le 09/05/2006 à 17h18

    "La motion de censure des députés socialistes" ?!? Mais ils n'ont décidément rien d'autre à faire que d'accuser le coup... A un an des présidentielles ils n'ont pas une idée qui tienne la route et pourtant qu'est ce qu'on les entends...

  • Poupard, le 09/05/2006 à 16h56

    Vous verrez, le perdant sera finalement Sarkozy! Il y a des jeux dangereux!

  • Alain, le 09/05/2006 à 16h44

    Il est grand temps que Lousi chirac XVI laisse la place a un etat de droit

  • Jonathan, le 09/05/2006 à 15h43

    Nicolas Srakozy a raison et j'espère que les auteurs de ces mensonges le paieront cher, je pense que notre futur Président ne va pas en rester là.

  • Louis, le 09/05/2006 à 15h29

    Il faut bien avouer que "Fanfan" a raison : on se tape de cette affaire politico-politicienne qui n'a lésé et enrichit personne. Chacun y va de son couplet victimesque en versant de grosses larmes de crocodile, c'est pathétique. On veut juste savoir qui a fait cette liste bison et pourquoi, nul besoin de jouer les cabotins de service. Après qu'ils règlent leur compte entre eux.

  • Tran, le 09/05/2006 à 15h13

    Bon...mais quand est-ce que les français seront entendus par les politiques ?

  • Greg66, le 09/05/2006 à 14h07

    C'est vrai qu'on s'en tape de l'affaire clearstream, la justice doit faire son boulot et point. La tentative de récupération par le PS est ridicule, ils feraient mieux de s'occuper de leurs luttes intestines ou d'essayer d'élaborer un projet qui tienne la route. Quand on lit: "Les socialistes sont partagés entre une motion de censure dénonçant "l'ensemble de la politique du gouvernement", et une motion centrée sur l'affaire Clearstream", ça fait froid dans le dos tant un tel amalgame est vide de sens!!

Lire tous les commentaires

      logAudience