
Depuis 10 heures, ce matin, le général Rondot est au pôle financier du palais de justice de Paris, situé rue des Italiens. Il est entré seul dans le bureau des juges Jean-Marie D'huy et Henri Pons, chargés d'instruire le dossier Clearstream. Son avocat, Maître Eric Morain, revêtu de sa robe, n'a pu entrer dans la salle. Le général était arrivé sur place vers 8h40, escorté par des policiers venus le chercher "de force" un peu plus tôt à son domicile de Meudon, dans les Hauts-de-Seine. Le général n'avait alors émis aucune résistance. Son paquetage était prêt : un sandwich, une bouteille d'eau et un livre.
Le général ne parlera pas
Jeudi, alors qu'il avait fait faux bond à une première convocation, les juges avaient demandé et obtenu du parquet que l'usage de la force publique soit employée pour le faire venir à sa deuxième convocation, prévue ce matin.
Lors de cette audition, le général pourrait faire l'objet d'une mise en examen pour "dénonciation calomnieuse". Le militaire, ex-conseiller du ministre de la Défense pour le renseignement de 1997 à 2005, avait déjà été entendu le 28 mars par les deux magistrats et refusait de se rendre à une nouvelle convocation sous le statut de simple témoin. Le général réclame le statut de témoin assisté pour pouvoir avoir accès à son dossier. Lui et son avocat ont prévenu à plusieurs reprises que même s'il était convoqué de force par les juges, il ne répondrait pas aux questions qui lui seraient posées.
Photo : le général Rondot emmené ce matin par les policiers (DR)
Retour MYTF1
Chargement en cours...



