Nicolas Sarkozy devant les cadres de l'UMP TF1/LCI © TF1/LCICleLe thème officiel de la rencontre était "réformer pour construire"... Et cela a commencé par une mise au point du ministre de l'Intérieur au sujet de l'affaire Clearstream, une affaire dans laquelle il a été injustement soupçonné de détenir des comptes occultes à l'étranger. Réunis samedi devant les cadres de l'UMP à Paris, Nicolas Sarkozy a réaffirmé qu'il voulait "d'abord la vérité" sur la "lamentable" affaire. "Je connais parfaitement la rudesse du monde politique, mais lorsque cette rudesse ignore la moralité publique, alors c'est l'Etat qu'on abaisse", a-t-il déclaré.
"Comment me suis-je retrouvé titulaire de deux comptes dans une banque luxembourgeoise dont j'ignorais tout? Qui a voulu me salir? Comment ai-je pu avoir à mon nom deux commissions internationales signées par le juge van Ruymbeke?", s'est-il interrogé. "Chacun sait que les accusations qui étaient portées contre moi n'avaient et n'ont aucun sens. Mais au-delà de mon honneur personnel, c'est la dignité de la République qui est désormais en cause, c'est-à-dire sa capacité à régler cette affaire dans la transparence, la rapidité et la sérénité".
"Au service de la sécurité des Français"
Le numéro 2 du gouvernement a souligné être "bien conscient de (ses) responsabilités politiques". "Je n'ai nullement l'intention de créer les conditions d'une crise politique qui ne profiterait qu'à la gauche et aux extrêmes", a-t-il ajouté. Et alors que des rumeurs circulaient ces derniers jours sur son départ du gouvernement, Nicolas Sarkozy a mis les points sur les i : "je continue donc mon travail au service de la service de la sécurité des Français".
"Je suis totalement déterminé. Je ne veux être instrumentalisé par personne, je ne veux être associé à personne, je veux simplement être un jour celui qui aura l'honneur, en votre nom, d'incarner la rupture pour construire une nouvelle espérance pour la France", a-t-il conclu sous les applaudissements d'environ 1500 personnes.
"Aux frais de l'Etat"
Le premier secrétaire du PS, François Hollande, a estimé samedi qu'en annonçant son maintien au gouvernement, Nicolas Sarkozy "ne sert que ce qu'il croit être ses intérêts : déstabiliser, attendre la déstabilisation du Premier ministre, user de la protection du ministère de l'Intérieur et poursuivre aux frais de l'Etat sa campagne présidentielle".
Entretien Villepin-Sarkozy vendredi soir |
Le Premier ministre Dominique de Villepin s'est entretenu vendredi soir avec le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy. "Ils se sont vus ce soir pendant environ trois-quarts d'heure. Il n'y a pas eu de déclaration à l'issue de cet entretien, qui s'est bien passé", a annoncé Matignon. Selon l'entourage de Nicolas Sarkozy, l'entretien a porté sur "les dossiers en cours". |
(Nicolas Sarkozy samedi à Paris/DR)
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