Six traces ADN sur les lettres du corbeau

Par AFP, le 17 mai 2006 à 12h09 , mis à jour le 17 mai 2006 à 13h57

Six traces d'ADN ont été découvertes sur les courriers envoyés par le corbeau de l'affaire Clearstream en mai et juin 2004 au juge Renaud van Ruymbeke. De source proche du dossier, il y aurait quatre femmes et deux hommes.

clearstream

Les juges Jean-Marie d'Huy et Henri Pons en charge de l'enquête pour "dénonciation calomnieuse" ont reçu lundi des résultats d'une expertise génétique sur les lettres anonymes envoyées par le corbeau de l'affaire Clearstream, comme le rapporte plusieurs organes de presse mercredi. Selon plusieurs sources proches du dossier, ces traces d'ADN retrouvées notamment sous les timbres des enveloppes postées en mai et juin 2004, les deux magistrats pourraient lancer des prélèvements dans l'entourage féminin des principales personnes soupçonnées d'être le mystérieux délateur. A ce stade de l'enquête, Jean-Louis Gergorin, ancien dirigeant d'EADS et Imad Lahoud, informaticien, également un ancien du géant européen, sont soupçonnés d'être à l'origine des envois anonymes.

En outre, selon les mêmes sources, les magistrats attendent encore d'autres expertises sur les ordinateurs de ces deux derniers et sur celui du général Philippe Rondot, ancien conseiller pour le renseignement et les opérations spéciales (Cros) du ministre de la Défense qui avait été chargé par Dominique de Villepin en janvier 2004 d'une enquête sur l'affaire des courriers anonymes.

Les courriers qui avaient été envoyés à M. van Ruymbeke, chargé de l'enquête sur la vente des frégates de Taïwan en 1991, dénonçaient des personnalités qui auraient touché des rétrocommissions dans cette affaire, via des comptes dans l'institution financière luxembourgeoise Clearstream.

Report d'un procès correctionnel visant Imad Lahoud

Le tribunal correctionnel de Paris a reporté mercredi au 27 septembre un procès dans lequel Imad Lahoud est poursuivi pour abus de confiance, faux et escroquerie, a-t-on appris auprès du tribunal. Ce procès n'est pas lié au dossier Clearstream. Hospitalisé ce week-end pour "déprime" selon son avocat, Imad Lahoud a toujours nié être le corbeau qui a faussement accusé des personnalités, notamment politiques, d'avoir des comptes occultes à l'étranger via l'établissement financier Clearstream.

Par AFP le 17 mai 2006 à 12:09
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