Philippe de Villiers a accusé Nicolas Sarkozy, dimanche sur Radio J, de faire "campagne sur les caisses de l'Etat". Le président du Mouvement pour France s'est interrogé sur le financement des récents déplacements à Nîmes et en Afrique du ministre de l'Intérieur. "Le moindre déplacement doit figurer dans un compte de campagne depuis le 1er avril", a-t-il rappelé.
Philippe de Villiers estime aussi que le ministre de l'Intérieur détourne les moyens de l'Etat à des fins personnelles. Il a rappelé à ce propos une phrase attribuée au président de l'UMP qui, pour justifier son retour au ministère de l'Intérieur, il y a un an, "avait dit: 'comme ça j'aurai la main sur les services'". "On est là devant un Etat qui est mis en coupe réglée avec une classe politique qui cherche à utiliser les services de renseignement, non pas pour protéger la sécurité nationale, mais pour faire tomber le voisin, le concurrent", a expliqué le leader du MPF, évoquant l'affaire Clearstream.
"Un Chirac miniaturisé"
Sans apporter un début de preuve, Philippe de Villiers s'est dit persuadé, toujours à propos de l'affaire, qu'il y avait "certainement aujourd'hui des comptes à l'étranger qui (servaient) les campagnes présidentielles". Il y a "forcément un fond de vrai", a-t-il ajouté, sans plus donner de détails sur ce qui lui permettait d'avancer une telle accusation. Et dans un élan d'ironie : "Da Vinci Code, à côté, c'est un truc d'amateurs" "Tout cela est un spectacle lamentable. (...) On est dans une République bananière".
Concentrant décidément ses attaques sur le ministre de l'Intérieur, Philippe de Villiers a assuré que la loi Sarkozy sur l'immigration choisie, "une loi raciste", allait "amener une vague supplémentaire d'immigration, l'immigration du travail qui va s'ajouter à l'immigration de peuplement". D'où tire-t-il cette information ? Des "milieux bien informés". "Jacques Chirac a trompé les Français comme je pense, demain, Nicolas Sarkozy les trompera. Nicolas Sarkozy, c'est un Chirac miniaturisé", a dit le président du Mouvement pour la France.
(Philippe de Villiers à radio J dimanche/DR)





