
La réunion du bureau national du PS, qui doit mettre la dernière main au projet socialiste pour 2007, s'est ouverte mardi après-midi au siège du parti, rue de Solférino à Paris, en présence de tous les présidentiables. Le premier secrétaire François Hollande, interrogé à son arrivée pour savoir s'il serait l'arbitre entre les positions des différents courants du PS, a répondu: "je ne jouerai pas l'arbitre, je jouerai l'acteur principal".
En réponse à une question, il n'a pas exclu que la réunion, qui doit normalement s'achever vers 23H00, se prolonge au-delà de la journée de mardi. "Si on peut y arriver ce soir, ce sera bien, s'il faut du temps supplémentaire, nous le prendrons", a-t-il dit. Le numéro un socialiste a souligné qu'"à un moment, il ne doit y avoir qu'une seule position du PS". "Les Français nous demandent d'avoir un seul projet et je n'ai qu'une seule ambition: faire gagner la France et la gauche en 2007", a-t-il ajouté.
"Nous ne sommes pas aveugles"
A propos de la position de Ségolène Royal sur les 35 heures et les critiques qu'elle a suscitées, François Hollande a demandé que les socialistes n'ouvrent "pas de fausses polémiques". "Il y a nécessité d'être fiers des 35 heures, elles ont permis la création de 350.000 emplois, elles ont donné du temps libre à beaucoup de nos concitoyens", a-t-il affirmé. "Mais en même temps, nous ne sommes pas aveugles: il y a eu des problèmes d'application et ce sont ceux-là mêmes qu'il faut régler aujourd'hui en étendant (les 35 heures) à l'ensemble des PME et en évitant que ce soit un facteur de flexibilité". Selon le député-maire de Tulle, "quand il y a des propositions, elles doivent veiller à être dans la cohérence avec le PS, il faut les débattre, pas les récuser d'emblée".
Après son adoption par la direction, le projet doit être soumis au vote des militants et entériné lors d'une convention nationale le 1er juillet.
Image LCI - Ségolène Royal à l'arrivée du bureau national
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