Clearstream: Lahoud libre, sous contrôle judiciaire

le 10 juin 2006 à 09h35 , mis à jour le 10 juin 2006 à 09h53

Imad Lahoud, ex-responsable du centre de recherches d'EADS soupçonné d'être le falsificateur des listings de comptes Clearstream, a été mis en examen vendredi pour "dénonciation calomnieuse" et "faux et usage de faux" et laissé libre sous contrôle judiciaire.

TF1/LCI : Clearstream : l'informaticien Imad LahoudClearstream : l'informaticien Imad Lahoud

Soupçonné d'être le falsificateur des listings de comptes Clearstream, l'ex-responsable du centre de recherches d'EADS, Imad Lahoud a été mis en examen vendredi pour "dénonciation calomnieuse" et "faux et usage de faux" et laissé libre sous contrôle judiciaire. Les juges d'instruction Jean-Marie d'Huy et Henri Pons avaient demandé son placement en détention provisoire. Le parquet avait également pris des réquisitions dans ce sens mais le juge des libertés et de la détention de remettre Imad Lahoud en liberté.

Imad Lahoud devra cependant s'acquitter d'une caution de 80.000 euros et ne devra pas rencontrer les protagonistes de l'affaire. Il s'agit de la deuxième mise en examen dans ce dossier, après celle la semaine dernière de Jean-Louis Gergorin, ancien vice président du groupe d'aéronautique et de défense. Après 48 heures de garde à vue dans les locaux de la Division nationale des investigations financières à Nanterre, Imad Lahoud, 38 ans, a été présenté peu avant 15H30 aux juges qui l'ont interrogé pendant une heure avant de le mettre en examen.

Le falsificateur

Il a nié toute implication, restant sur la position qu'il a adopté depuis que son nom est cité dans le dossier ( Voir la vidéo de Christophe Moulin). "Depuis 19 mois que cette affaire dure (...) il dit la même chose, peut-être qu'un jour on finira par le croire", a déclaré à la presse son avocat, Me Olivier Pardo. Visiblement anxieux avant la décision du JLD, Imad Lahoud, les traits tirés, est ressorti souriant du pôle financier avant de s'engouffrer dans la voiture de son conseil.

Le mathématicien franco-libanais a pourtant été désigné vendredi comme le falsificateur par Florian Bourges, un ex-informaticien du cabinet Arthur Andersen qui a participé à un audit de Clearstream en 2001. Florian Bourges affirme que ce sont ses fichiers qui ont été utilisés par Imad Lahoud pour créer de faux listings avec des noms de personnalités accusés à tort d'avoir touché de l'argent dans l'affaire des frégates de Taïwan, dont Nicolas Sarkozy. "Il n'a jamais reçu d'éléments de Florian Bourges", a réagi Me Pardo.

le 10 juin 2006 à 09:35
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1 Commentaires

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  • ANDRE, le 10/06/2006 à 12h22

    Expliquez pourquoi ce malfaiteur est libre ??? pour protéger qui ? Encore une protection politique ???? Sarkozy a raison .... Messieurs les juges vous devez vous expliquer .....

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