Délinquance : Ségolène Royal vendredi matin à OrchiesSégolène Royal fait fi de la polémique. Alors que ses propos sur la délinquance ont créé le malaise à gauche, et que la droite, attisant les braises au PS, se félicite ironiquement de la position affichée par la candidate à l'investiture socialiste pour 2007, cette dernière tient bon face à la tempête. Lors d'un discours vendredi matin à Orchies (Nord), elle a réitéré ses propositions. Elle sera ce soir à Lille et interviendra en duplex au 20H de TF1.
"J'entend ici ou là contester un certain nombre de propositions. Elles ont déjà fait leur preuve, je sais de quoi je parle : pendant quatre ans j'ai parcouru les collèges en zone d'éducation prioritaire", a déclaré la candidate à l'investiture socialiste, qui a été ministre déléguée à l'enseignement scolaire de 1997 à 2000. "Au premier acte de délinquance (des mineurs) pourquoi ne pas leur offrir - et je tiendrai bon - des solutions alternatives à la prison, expérimentées à petite échelle", a-t-elle dit à la mairie d'Orchies lors d'un discours très applaudi par 200 à 300 personnes.
"Je me place sur le terrain des gens qui souffrent"
La députée des Deux-Sèvres a de nouveau proposé la mise en place de "chantiers humanitaires encadrés par des militaires, par des gendarmes, par des pompiers, toutes professions en uniforme et en tenue qui incarnent la République, la Nation. Cela ne veut pas dire qu'on élimine les autres professions chargées de l'éducation des jeunes", s'est-elle défendue, en évoquant également des "internats relais qu'il faudra développer massivement à proximité des collèges".
Elle s'est également expliquée sur France 2, admettant que les termes "encadrement militaire" pour les délinquants avaient "pu surprendre". "Qui va sur le champ des catastrophes humanitaires dans le monde ? Les militaires, les pompiers, les gendarmes, les associations humanitaires, c'est-à-dire des professions sous uniforme, parce qu'elles ont des compétences. C'est l'armée citoyenne". En ce qui concerne les allocations familiales, elle a expliqué qu'il ne s'agissait pas de les "suspendre". "La mise sous tutelle, cela consiste à faire en sorte que les dépenses continuent à se faire, mais avec une personne qui suit ces dépenses. Je ne me place pas sur le terrain de Nicolas Sarkozy, je me place sur le terrain des gens qui souffrent. Où sont les deux principales souffrances ? C'est le chômage et la précarité et c'est la question de l'insécurité et des violences".
Photo d'ouverture : Ségolène Royal vendredi matin à Orchies - DR
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