Détournement de fonds au Secours populaire: sept ans de prison requis

le 01 juin 2006 à 08h47 , mis à jour le 01 juin 2006 à 08h55

Le procureur du tribunal correctionnel de Toulouse a requis mercredi sept ans de prison contre Danièle Hecquette-Baglan, 55 ans, ex-directrice du Secours populaire de Haute-Garonne, poursuivie pour avoir détourné, avec la complicité de son fils, plus d'un million d'euros des caisses de l'association humanitaire.

Justice Picto Vignette bleue © INTERNE

Sept ans de prison ont été requis mercredi par leprocureur du tribunal correctionnel de Toulouse contre Danièle Hecquette-Baglan, 55 ans, ex-directrice du Secours populaire de Haute-Garonne, poursuivie pour avoir détourné, avec la complicité de son fils, plus d'un million d'euros des caisses de l'association humanitaire. Une peine de quatre ans d'emprisonnement, dont deux avec sursis, a été requise contre son fils, Stéphane Hecquette, 37 ans, pour "complicité" des détournements s'élevant à 1,136 million d'euros. Le délibéré de cette affaire sera rendu vendredi à 14H00.

Les parties civiles ont demandé que les sommes détournées du Secours Populaire soient "dans la mesure du possible" restituées, estimant que tout n'a pas pu être dilapidé. Les avocats de Mme Baglan, poursuivie pour "faux, usage de faux, abus de confiance et abus aggravé pour détournement de fonds destinés au public à des fins humanitaires ou sociales", ont suggéré une "peine intermédiaire". "Une sanction avec un sursis, une mise à l'épreuve et l'obligation d'indemniser les victimes permettrait à ma cliente de se reconstruire", a déclaré son défenseur Me Laurent de Caunes.

"Manipulé par sa mère"

L'avocat de Stéphane Hecquette, Me Nicolas Raynaud de Lage, a demandé la relaxe estimant que son client n'était "pas complice, mais une victime manipulée et aveuglée par sa mère". Depuis son entrée au Secours Populaire, Mme Baglan avait, en gagnant "la confiance de tous", pratiqué diverses manoeuvres frauduleuses. Elles consistaient à utiliser les noms de bénéficiaires des aides, comme les sinistrés de la catastrophe AZF, pour collecter des fonds à des fins personnelles ou demander à la fédération départementale de la Haute-Garonne du Secours Populaire de verser au comité de Colomiers, dont elle avait la charge, des sommes pour ces mêmes sinistrés.

Elle avait également procédé à des factures pour des fournisseurs fictifs et déposait les sommes sur les comptes bancaires de son fils. L'ex-directrice, entrée également dans les instances nationales du Secours Populaire, et son fils avaient été mis en examen et placés en détention provisoire le 22 avril dernier.

(D'après AFP)

le 01 juin 2006 à 08:47
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles France
  

Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

       Chargement en cours...
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        A lire aussi
        logAudience