Michèle Alliot-Marie sur le plateau du Grand jury © DRSur Noël Forgeard, le verdict de Patrick Devedjian est sans appel. "L'exemple qui a été donné est désastreux pour l'image de l'entreprise", a déclaré dimanche le conseiller politique de Nicolas Sarkozy au Forum Radio J à propos du co-dirigeant d'EADS, qui se défend de tout délit d'initié dans la vente de ses stock-options. "Je veux bien croire que tout ceci s'est passé de manière régulière, mais quand on est le dirigeant d'une entreprise, on doit avoir le souci de son image", a estimé l'ancien ministre de l'Industrie. "L'attitude de certains patrons, soucieux de leurs intérêts personnels avant même la question de l'image de leur entreprise, porte évidemment préjudice (...) le capitalisme doit être moral", a-t-il ajouté.
Il s'est prononcé en faveur d'une modification du système des stock-options. "L'intéressement, ou les stock-options, c'est une pratique qui ne doit pas être réservée aux dirigeants d'entreprise, ni même aux cadres, mais qui doit être partagée par l'ensemble de ceux qui contribuent au succès de l'entreprise, c'est ce qu'on appelle la participation", a-t-il déclaré. Il a suggéré "une négociation sociale sur ce point, pour que le système des stock-options soit généralisable à l'ensemble des entreprises".
"S'il y a des fautes, elles seront sanctionnées"
Avis moins tranché pour la ministre de la Défense. Michèle Alliot-Marie était pour sa part l'invitée dimanche soir du grand jury RTL-Le Figaro-LCI. "S'il y a des fautes, elles seront sanctionnées" et comme l'Autorité des marchés financiers (AMF) "s'est saisie, nous le saurons dans quelques jours", a-t-elle indiqué. Mais quant à une éventuelle démission de Noël Forgeard : pas question pour elle de se prononcer.
"Il eût été préférable que l'A380 n'ait pas de retard, mais ce n'est pas une raison pour jeter l'A380 avec l'eau du bain", a déclaré par ailleurs la ministre. "Il y a des choses semblables qui arrivent tous les jours pour d'autres entreprises et dans d'autres pays" qui ne suscitent "pas cette réaction nationale", a-t-elle poursuivi. "Nous surréagissons à tout ce qui peut être négatif pour notre pays", a ajouté Michèle Alliot-Marie en notant que "Boeing a eu des problèmes de ce type" qui n'ont "pas entraîné les mêmes conséquences".
Photo d'ouverture : Michèle Alliot-Marie sur le plateau du Grand jury - DR
Retour MYTF1
Chargement en cours...





