Elèves sans papiers : afflux de demandes d'admission

le 27 juin 2006 à 11h40 , mis à jour le 27 juin 2006 à 17h03

Des centaines d'étrangers attendaient mardi matin devant des centre de réception des étrangers (CRE) à Paris pour déposer des dossiers dans le cadre de la circulaire Sarkozy permettant des régularisations de familles ayant des enfants scolarisés sans-papiers.

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Il y a deux semaines, la circulaire concernant les enfants sans papiers scolarisés en France a été envoyée aux préfets. Signée par le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy, elle comporte deux options, une aide au retour ou une admission exceptionnelle au séjour "dans l'intérêt des enfants". C'est pour obtenir cette admission exceptionnelle que des centaines d'étrangers se massent depuis lundi matin devant des centres de réception des étrangers (CRE) à Paris. Environ 1.000 étrangers attendaient mardi matin devant un tel centre à Paris, dans le 17e arrondissement, pour déposer des dossiers, a constaté une journaliste de l'AFP.

Selon un communiqué du syndicat Sud Education, "mardi à 9h00, devant l'afflux de candidats venus déposer leur dossier au CRE rue Truffaut dans le 17e, les CRS ont été appelés à intervenir et commencent à dégager brutalement les sans-papiers venus déposer leurs dossiers". Sur place, des policiers étaient présents afin d'organiser la longue file d'attente sur le trottoir devant l'entrée de cette antenne de la préfecture.

Fin du sursis le 30 juin

Plusieurs centaines d'étrangers, principalement asiatiques, attendaient dans le calme de pouvoir déposer leurs dossiers de régularisation, selon les critères de la circulaire Sarkozy parue mi-juin.Cette file d'attente s'est formée depuis lundi. Certains ont même passé la nuit devant l'antenne préfectorale à attendre, en se relayant. Selon des parents d'élèves et des membres du Réseau ducation sans frontières (RESF), d'autres files d'attente du même ordre se forment progressivement devant des permanences associatives pour bénéficier de cette circulaire, avant la fin du sursis du 30 juin.

Par ailleurs, quelque 80 personnes se sont rassemblées mardi matin devant une école maternelle de Toulouse pour soutenir deux enfants scolarisés dans cet établissement, une petite fille angolaise et un petit garçon marocain dont les mères sont menacées d'expulsion. "C'est à l'initiative des parents. Quand ils ont appris la situation, ils ont fait une pétition et fait le maximum pour que ces enfants puissent rester en France", a indiqué à l'AFP la directrice de l'école maternelle Lamartine, Emy Levy.

Pas de régularisation massive 

Interrogé mardi à l'Assemblée, Nicolas Sarkozy a exclu toute régularisation massive des élèves sans papiers scolarisés en France et de leurs familles, promettant un traitement au cas par cas des dossiers "avec fermeté et humanité". Le ministre de l'Intérieur a annoncé la nomination, mercredi, d'un médiateur national chargé de superviser les demandes de régularisation.

le 27 juin 2006 à 11:40
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3 Commentaires

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  • Adeline, le 27/06/2006 à 12h52

    Nous ne pouvons prendre en charge toute la misère du monde. C'est triste pour tous ces enfants mais sommes-nous responsables des problèmes politiques et de santé des pays d'origine de toutes ces familles. La France n'a pas les moyens financiers de supporter cet afflux migratoire.

  • DUPONT, le 27/06/2006 à 12h52

    Pourquoi les uns et pas les autres ? Il faut ouvrir toutes les portes, et laisser la possibilité à tous les étrangers de s'installer chez nous. Il faudra bien un jour clore ce sujet définitivement !

  • Zel, le 27/06/2006 à 12h30

    L'afflux de demande est normal et était prévisible. D'autres vont arriver de l'Union européenne et ailleurs!

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