Grève des professeurs de Cachan après l'agression de la principale adjointe

Par Par Diane HEURTAUT, le 12 juin 2006 à 13h20 , mis à jour le 12 juin 2006 à 13h43

Quatre jours après l'agression de la principale adjointe devant son logement de fonction, les professeurs du collège Victor Hugo de Cachan (Val-de-Marne) ont décidé de faire jouer leur droit de retrait. L'école est donc restée fermée lundi.

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En soutien à la principale adjointe agressée jeudi soir, les professeurs du collège Victor Hugo de Cachan (Val-de-Marne) ont décidé d'exercer leur droit de retrait pour la journée de lundi. L'école est donc restée fermée aux élèves. C'est "une journée de grève de solidarité envers la direction du collège", a expliqué la principale de l'établissement qui parle de "guet-apens en signe de représailles" envers la principale adjointe. Les enseignants, qui disent tirer la sonnette d'alarme depuis dix ans et déplorent qu'on ait dû attendre un "clash pour réagir" souhaitent une réflexion "pour que la fin de l'année scolaire et la prochaine rentrée se passent dans de bonnes conditions". Vendredi matin, les enseignants avaient accueilli les quelque 430 élèves de l'établissement pour les informer, mais les avaient libérés à midi pour tenir des réunions de réflexion.

Jeudi soir, la principale adjointe a été victime devant son logement de fonction d'un agression par des jeunes cagoulés, postés en embuscade. Ils se sont rués sur elle, lui ont donné deux coups de poing à la tête et l'ont traînée à terre sur quelques mètres avant de s'enfuir. Légèrement blessée, elle dispose d'un arrêt maladie de quinze jours.

Huit élèves ont été exclus et trois enfants dirigés vers des classes-relais lors de cette année scolaire qualifiée de "très difficile" par la principale. Elle estime que le collège sans être classé zone d'éducation privilégiée (ZEP) en a "toutes les caractéristiques sans en avoir les moyens" notamment humains.

(Photo archive)

Par Par Diane HEURTAUT le 12 juin 2006 à 13:20
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4 Commentaires

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  • Carole, le 12/06/2006 à 16h56

    Finalement, pourquoi les profs n'acceptent-ils pas les idées de Sarkozy ? Quand ils sont "touchés" personnellement, ils utilisent "leur droit de retrait". Et les élèves dans tout cela ?

  • DUPONT, le 12/06/2006 à 15h20

    Si les agresseurs étaient cagoulés, comment savoir qu'ils étaient jeunes ?

  • Louis, le 12/06/2006 à 14h58

    On est mi-juin proche de la fin de l'année scolaire alors tous les moyens sont bons pour les profs afin de se mettre en pré-vacances...

  • VAstre, le 12/06/2006 à 14h10

    Le droit de retrait est complètement dévoyé : que chacun lise le code du travail. Il ne s'applique que losqu'existe un danger grave et imminent. A l'appliquer dans n'importe quelle condition, on doit reconnaître au ministère le droit de mettre tous ses salariés au chomage technique pour des décennies.

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